Le jour où Mohamed Merah est mort

Par Europe1.fr avec la rédaction d'Europe 1 et agences

Publié le 22 mars 2012 à 06h02 Mis à jour le 22 mars 2012 à 22h47

Mercredi soir, alors que la reddition de Mohamed Merah se fait toujours attendre, malgré ses promesses, la France découvre son visage souriant au JT de France 2. © MAXPPP

L'auteur des tueries de Toulouse et Montauban a été abattu par le Raid jeudi matin.

Il était l'ennemi public numéro un. Après 32 heures de siège, le Raid a finalement donné l'assaut dans l'appartement du quartier résidentiel de Toulouse, où se trouvait Mohamed Merah, l'homme de 23 ans, auteur des meurtres de Montauban et de la tuerie de Toulouse. Les hommes de cette unité d'élite ont dû l'abattre d'une balle dans la tête alors qu'il tentait de résister dans un ultime assaut d'une grande violence. Revivez avec Europe1.fr cette journée.

21h59 : Hollande évoque des "failles". "En France, la République doit être implacable. Il y a des lois, elles existent, notre code pénal a été à plusieurs reprises renforcé pour lutter contre cette menace, cet arsenal peut comporter des failles", a déclaré François Hollande, le candidat du PS à l'Elysée, lors d'un meeting à Aurillac.

21h54 : "Je m'appelle comme le tueur, ma vie est devenue un enfer". Depuis mercredi, plusieurs Français souffrent de leur homonymie avec le suspect, comme le raconte Ouest France. Parmi eux, Mohamed Merah, 23 ans et d’origine algérienne, tout comme l’ancien ennemi public numéro 1. Le jeune homme parle d’un véritable "lynchage". "J’ai aussi reçu des messages effrayants, comme cette gamine de douze ans qui me félicite d’avoir tué quatre juifs", raconte-t-il avec effroi.

21h47 : "Soulagé que Mohamed Merah soit mort". Dans une interview à paraître vendredi dans Nice Matin, la mère du jeune Antibois blessé grièvement par le "tueur au scooter" donne des nouvelles de son fils, Bryan. "Il est toujours en soins intensifs et son pronostic vital est toujours engagé", a-t-elle confié. "Ses poumons sont perforés et son cœur a été touché", a-t-elle rajouté. Même si l'état de santé de son fils est toujours très préoccupant, elle raconte que Bryan, 17 ans, a suivi l'assaut du Raid qui a tué Mohamed Merah. "Il est soulagé que le tueur soit mort."

21h39 : A 17 ans, il écrivait au juge des enfants. Le 20 septembre 2006, Mohamed Merah rédige une lettre manuscrite au juge des enfants pour justifier son absence à sa prochaine convocation, comme le révèle Le Parisien. "Le jeudi 21 septembre 2006 à 10 heures est la date de mon premier jour de travail dans un nouvel établissement. Vous comprendrez donc que je ne peux pas me permettre d'être absent. Si vous souhaitez un justificatif de travail, il vous sera donné", écrit-il à la magistrate.

21h10 : Les voisins du tueur veulent rentrer chez eux. Fatigués, énervés, les voisins de Mohamed Merah qui ont été évacués mercredi midi attendaient jeudi soir de pouvoir regagner leur domicile, mais un cordon policier bloquait toujours l'accès à l'immeuble, plusieurs heures après la mort du tueur au scooter, a constaté sur place l'Agence France Presse. "Je ne peux pas rentrer. Ils ne veulent pas", s'énerve au téléphone Coumba Ba, 26 ans. Cette jeune mère de famille, qui habite deux étages plus haut que l'appartement du tueur, s'impatiente : "je suis fatiguée. Depuis 3 heures du matin hier (mercredi), on n'a pas pu dormir. On a été obligés de partir et aujourd'hui, on ne nous informe pas".

21h06 : Hollande appelle à lutter contre le terrorisme. Le candidat socialiste à la présidentielle a élevé au rang de priorités la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense de la laïcité, estimant que ces domaines ne sauraient être l'apanage de la droite. "La campagne reprend ses droits mais rien ne devra être oublié. La tragédie de Toulouse et de Montauban marquera les esprits", a-t-il déclaré devant 2.000 personnes réunies à Aurillac. "Si les Français m'accordent leur confiance, la République ne laissera aucun terroriste en paix, la République poursuivra tout ce qui menace la sécurité de nos concitoyens", a-t-il dit dès le début de son discours consacré en grande partie aux questions "sécuritaires".

20h45 : "On a un peu vite éliminé la menace d'Al-Qaïda". Régis le Sommier, de Paris Match, évoque, dans les récits d'Europe 1 soir, le parcours de Mohamed Merah dans les camps d’entraînement en zones tribales. "C'est à mon avis quelqu'un qui est un opératif d'Al-Qaïda, quelqu'un qui a bien intégré le djihad global, qui a bien intégré tous les systèmes de peur. C'est filmé. Je pense qu'il avait bien l'intention de diffuser ça sur Internet. C'est quelqu'un qui connaît très bien les mécanismes. Avec ce type de personne, on est revenu à des agents d'Al-Qaïda, de la qualité de Mohammed Atta (l'une des personnes impliquées dans l'attentat du 11-Septembre)", a-t-il expliqué.

20h41 : Qui est Mohamed Merah ? Pour Yves Bordenave, journaliste au Monde, invité de d'Europe 1 soir, "il est difficile d'imaginer qu'un gamin de 22 ans, qui sort de la cité des Izards à Toulouse, se rende dans la zone pakistano-afghane avec un Guide du routard en disant 'bonjour, c'est moi, je vais faire le djihad'"."Il semble que ce jeune homme soit beaucoup plus pris en charge qu'on veuille bien le dire", a-t-il expliqué.

20h31 : Les zones d'ombres de l'affaire Merah. Après la mort de Mohamed Merah, plusieurs facettes de son parcours restent inexpliquées. C'est à lire ici.

20h12 : Un rassemblement pour les familles des victimes. Un rassemblement de solidarité avec les familles des sept victimes mortelles de Mohamed Merah dans les attaques de Toulouse et Montauban aura lieu vendredi à 12h00 sur la place du Capitole. Une mobilisation symbolique pour "témoigner leur solidarité aux victimes et leur refus des haines raciste et antisémite".

19h53 : 500 personnes à Tours. Elles se sont rassemblées en silence en fin d'après-midi à Tours (Indre-et-Loire) pour une cérémonie "laïque" organisée à l'appel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) pour rendre hommage aux victimes. Ces personnes étaient invités à allumer des bougies et à signer un registre de condoléances qui sera ensuite envoyé au collège juif Ozar Hatorah de Toulouse.

19h46 : Une marche samedi à Rouen. Elle est organisée en mémoire d'Imad Ibn Ziaten, le parachutiste de 30 ans tué le 11 mars à Toulouse par Mohamed Merah. Elle aura lieu samedi après-midi à Rouen où vit sa famille. Le rassemblement est prévu samedi à 14 heures devant le domicile de la famille Ibn Ziaten, à Sotteville-lès-Rouen.

19h44 : Un texte de loi avant le 22 avril. Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, a annoncé que les mesures voulues par Nicolas Sarkozy pour lutter contre le terrorisme feraient l'objet d'un projet de loi examiné en Conseil des ministres d'ici au premier tour de la présidentielle, le 22 avril, mais ne seraient votées au Parlement qu'après le scrutin.

19h42 : "Une pertinence discutable". Après les annonces de Nicolas Sarkozy en matière de pénalisation des personnes qui consultent des sites incitant à la violence, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, déplore "la pertinence" de telles sanctions. "L'essentiel est maintenant que le pays se rassemble pour rejeter les discours de haine, les xénophobies, les stigmatisations. La démocratie doit se montrer plus forte et le débat national doit reprendre ses droits", a-t-il déclaré dans un communiqué.

19h40 : Les 38 m² dans lesquels Merah était retranché (EXCLU E1.fr). Découvrez le plan de l'appartement dans lequel le Raid a donné l'assaut final en cliquant ici.

Dans cet appartement de 38 m² de la Cote Pavée à Toulouse, Merah a résisté pendant plus de 32 heures avant d'être abattu. © Infographie réalisée par Sabine Checucci

19h30 : Pour Delanoë, Sarkozy a "mélangé les genres". "Ce matin le président de la République a tenu des propos d'unité nationale, c'est normal. Pour le reste, les annonces ne sont que des propositions de candidat. Il a un peu mélangé les genres", a estimé le maire de Paris.

19h10 : Mohamed Merah était interdit de vol aux Etats-Unis.Selon CNN qui cite un responsable du renseignement américain, le tueur ne pouvait pas monter à bord d'un vol aux Etats-Unis, à cause de ses déplacements en Afghanistan et Pakistan, dans "des camps d'entraînement liés à Al-Qaïda".

19h : Une confusion entre le "renseignement" et le "judiciaire". Les propositions de Nicolas Sarkozy en matière de pénalisation des personnes qui consultent des sites incitant à la violence ont fait réagir, Christophe Régnard, secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats. "En France le système, côté judiciaire, en matière de lutte contre le terrorisme est probablement l'un des meilleurs au monde. Depuis les vagues d'attentats des années 80 et 90, on a tout un dispositif, avec un pôle anti-terroriste, avec un juge d'instruction et un procureur à Paris, et toute une gamme d'infractions qui vont de l'assassinat à l'association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste mais aussi la lutte contre l'apologie, dont a parlé le procureur", a-t-il expliqué sur Europe 1. Selon lui, "on confond le rôle du "renseignement" et le "rôle judiciaire".

18h51 : Une cellule familiale en cause. Selon les informations recueillies par Europe 1, le grand-frère, Abdelkader, 29 ans, qui est toujours en garde à vue dans le cadre de la tuerie de Toulouse, avait été arrêté en 2007. Il était soupçonné d'être lié à une filière d'acheminement de combattants islamistes vers l'Irak, via la Jordanie et la Syrie. Un itinéraire identique emprunté par Mohamed Merah plus tard. Le beau-frere, Sabri Essid, a été arrêté en Syrie en décembre 2006, dans une "planque" d'Al-Qaïda avec des gens armés. Il y avait six Francais, tous originaires de Toulouse et sa région. En 2008, Mohamed a demandé un droit de visite à Sabri Essid. Les deux garçons très liés décident de "remarier" leurs parents (la mère de Mohamed Merah et le père de Sabri Essid).

Le Point.fr a publié l'expertise psychologique sur son site. Pour le lire, cliquez-ici.

18h39 : Nicolas Sarkozy qualifie Mohamed Merah de "monstre" et de "fanatique". Le président de la République a estimé que ce serait une "faute morale" de vouloir "chercher une explication" au geste de l'auteur de sept assassinats à Montauban et Toulouse, tué dans un assaut du Raid. "Ces crimes ne sont pas ceux d'un fou. Un fou est irresponsable. Ces crimes sont ceux d'un fanatique et d'un monstre", a déclaré le Nicolas Sarkozy lors d'une réunion publique à Strasbourg. "Chercher une explication (...) serait une faute morale".


18h30 : Une fragilité psychologique. Une expertise psychiatrique, que s'est procurée Europe 1, a été faite sur Mohamed Merah pendant un de ses séjours en prison en 2009. Il raconte son enfance, entre ses deux frères et ses deux sœurs, marquée par le divorce de ses parents alors qu'il n'avait que cinq ans. Son père est retourné en Algérie et le tueur a évoqué la difficulté de sa mère à gérer le foyer. Toujours selon les psychiatres, Mohamed Merah a eu un parcours scolaire chaotique, avec un changement d'école chaque année avant de sombrer dans une délinquance qualifiée "d'ordinaire". Mohamed Merah a également parlé de son goût de la solitude. Le psychologue a noté qu'il avait été interné pour des tendances suicidaires et a décelé une forme de dangerosité à cause de sa fragilité psychologique et du manque de la figure du père. Dans le rapport, est également mentionné qu'il pratique la prière et respecte le Ramadan mais rien ne laissait présager une radicalisation.


18h15 : "Ça, ce n'est qu'au cinéma !" Daniel Boulanger, ancien membre du Raid, est revenu sur l'intervention menée par les forces de l'ordre jeudi matin au domicile de Mohamed Merah. "Il y a tout un tas de matériel pour perturber, handicaper, mais rien qui paralyse vraiment un individu. Ça, ce n'est qu'au cinéma. Un individu en état de tension extrême réagit parfois beaucoup moins que les policiers qui lancent leurs propres grenades. Une fois que la négociation a échoué, que la décision d'intervenir a été prise, on annonce qu'on va rentrer. On commence par casser la porte, on attend de voir ce qui se passe, si l'individu ouvre le feu, si la porte est piégée... Sans doute quand il a compris qu'ils voulaient entrer dans la salle de bain, il a tenté de faire une sortie", a-t-il expliqué dans Europe 1 soir.

18h : L'Essentiel de 18h d'Europe1.fr. L'intervention du Raid, le point sur l'enquête : les principales informations de la journée sont à lire en cliquant ici.

17h57 : Facebook ferme une page en "hommage" à Mohamed Merah. C'est le ministère de l'Intérieur qui a demandé à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication, auprès de Facebook Europe, pour faire fermer cette page. Intitulée "hommage à Mohamed Merah (Toulouse)", ornée d'une photo du jeune homme extraite de sa vidéo de rodéo automobile diffusée sur internet, cette page avait pu être consultée par plus de 500 personnes avant d'être désactivée. Elle comportait de nombreux commentaires hostiles à la police et favorables à l'islamisme radical.

17h41 : Aubry salue les forces de l'ordre. "Je salue le courage des forces de l'ordre qui ont participé aux opérations de Toulouse. J'adresse un message particulier de soutien aux policiers qui ont été blessés au cours de l'intervention", écrit la première secrétaire du Parti socialiste dans un communiqué. "Face au terrorisme, chacun doit faire preuve de la plus grande fermeté, mais aussi de l'esprit républicain de rassemblement et de refus des amalgames et des récupérations", conclut-elle.

17h30 : "Une surveillance généralisée". Reporters sans Frontières s'est dit inquiet jeudi des déclarations de Nicolas Sarkozy qui veut punir pénalement la consultation de sites faisant l'apologie du terrorisme. "On s'inquiète surtout du fait que l'on puisse criminaliser la consultation d'un site internet : est-ce que cela veut dire que l'on va mettre en place en France une surveillance généralisée du web pour savoir qui a accès à quoi ? Qu'est-ce qu'un site qui appelle à la violence?", s'est interrogée, Lucie Morillon, responsable du bureau nouveaux médias à RSF.

17h15 : Marche silencieuse dans le Gard. Plus d'un millier de personnes participaient à ce rassemblement à Manduel dans le Gard avant la cérémonie des obsèques d'Abel Chennouf, l'un des deux parachutistes abattus à Montauban (Tarn-et-Garonne). Le cortège était ouvert par les amis du couple, qui tenaient en main des roses blanches et une banderole indiquant : "Abel, repose en paix" et montrant deux photos de la victime, l'une en militaire et l'autre en civil.

17h08 : "Un échec". Le père d'Abel Chennouf, l'un des militaires dont la mort a été revendiquée par le tueur au scooter a parlé d'un "échec" avant l'inhumation de son fils dans le Gard, disant qu'il aurait "aimé un procès". Cet échec n'est "pas celui du Raid, qui a fait tout ce qu'il a pu. J'aurais aimé qu'on le questionne, j'aurais aimé savoir pourquoi il a fait ça à mon fils, j'aurais aimé un procès", a-t-il déclaré.

17h01 : Fillon exalte "l'unité nationale". Le Premier ministre, François Fillon, au terme d'une "semaine éprouvante", a appelé à "l'unité nationale", "bien le plus précieux", en inaugurant le MuséoParc consacré à la bataille d'Alésia, et appelé la France à lutter contre la tentation "du repli"."Face à la haine, face à l'antisémitisme, la République est implacable parce qu'en réalité c'est son unité qui est en jeu, et ceux qui s'attaquent à elle nous trouverons toujours sur leur chemin", a-t-il enchaîné.

16h44 : L'autopsie à Toulouse. Le corps de Mohamed Merah a été conduit à l'Institut médical de Toulouse où il devait être autopsié jeudi après-midi, a-t-on appris de source judiciaire. Lors de la conférence de presse, le procureur avait indiqué par erreur qu'il serait transporté à Bordeaux.

16h29 : "Israël a été créé pour protéger les juifs". "C'est parce qu'on tue des juifs en tant que tels que l'Etat d'Israël a été créé", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou lors des visites de condoléances aux familles des quatre victimes. "Pour ces assassins, tout espace, le moindre centimètre où se trouvent des juifs et des enfants juifs est une terre occupée. Pour eux, les juifs n'ont pas de place dans le monde", a-t-il ajouté.

© Reuters

16h13 : "Youssef le Français". Selon le communiqué de l'organisation qui revendique l'attentat, la tuerie de Toulouse (France) a été perpétrée par "Youssef le Français", qualifié "d'un des chevaliers de l'islam". "Cette opération bénie a ébranlé les piliers sionisto-croisés dans le monde entier (...) et nous la revendiquons", affirme le texte. Il appelle le gouvernement français à "reconsidérer sa politique à l'égard des musulmans dans le monde" et "abandonner ses tendances hostiles envers l'islam (...)", estimant qu'une telle politique ne lui apportera que "le malheur et la destruction".

16h12 : Mohamed Merah s'est radicalisé en prison. "Cela ne veut pas dire que c'est à cause de la prison. Cela veut dire que c'est au cours de ses séjours en prison qu'il s'est adonné à une lecture plus assidue du Coran", selon le procureur de Paris. "Dans le même temps, aucune évolution ni aucune dérive de nature intégriste n'a été notée dans son comportement. Par contre, il a continué à présenter les troubles du comportement qui avaient été notés. Il s'était montré violent avec des codétenus et il avait fait une tentative de suicide", a précisé François Molins.

16h08 : "Une violation du code de procédure pénale". La candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly a dénoncé le rôle du ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans l'assaut contre le tueur Mohamed Merah à Toulouse. "Qu'a fait le ministre sur place en commentant en permanence, heure par heure, ce qui se passait ? Il a créé de la confusion. Quel est son rôle ? Ce n'est pas lui qui dirige les opérations ! C'est une violation du code de procédure pénale !", a lancé l'ancienne juge d'instruction dans une interview à Radio Orient. Selon elle, "ces opérations auraient dû être dirigées par un juge, à l'extrême limite par le Parquet".

16h01 : Le Pen qualifie "d'indigente" la réponse de Sarkozy. Pour la candidate du Front national à l'Elysée, Marine Le Pen, "c'est une pluie d'annonces, une réponse pénale indigente, car prise dans la précipitation. Ces propositions ne sont ni construites ni efficaces", a commenté la leader du FN, en marge d'une rencontre avec des postiers à Trilport (Seine-et-Marne).

16h00 : Guedj veut la démission de Guéant. Dans un message sur son blog, Jérôme Guedj, président PS du conseil général de l'Essonne, précise qu'il demande cette démission "à titre personnel". En préambule il rappelle que "ce matin, les hommes du Raid, basés toute l'année en Essonne, à Bièvres, ont une nouvelle fois risqué leur vie. Nous leur devons estime et respect et les assurer de notre solidarité, d'abord pour ceux d'entre eux qui ont été blessés dans l'opération qui s'est soldée par la mort du 'tueur au scooter'".

15h57 : L'autopsie de Mohamed Merah. Son corps sera autopsié jeudi après-midi à l'Institut médical de Toulouse.

15h41 : Une organisation liée à Al-Qaïda revendique la tuerie de Toulouse. Un groupe lié à Al-Qaïda a revendiqué, dans un communiqué mis en ligne jeudi, la tuerie de Toulouse et appelé la France à reconsidérer sa politique "hostile" aux musulmans. Le texte, signé par l'organisation "Jund al-Khilafah" (les soldats du Califat) qui a par le passé revendiqué des attaques en Afghanistan et au Kazakhstan, a été publié sur le site Shamikh, qui diffuse généralement les communiqués d'Al-Qaïda.

15h36 : Un hommage a été rendu jeudi à la Grande Mosquée de Lyon. Cette cérémonie était destinée à Mohamed Legouade, parachutiste tué le 15 mars à Montauban par le "tueur au scooter", occasion pour les responsables d'appeler à ne pas faire l'amalgame entre l'islam et le tueur, qui a "souillé la religion musulmane". "Le tueur a souillé la religion musulmane. La violence n'est pas intrinsèque à l'islam. Ces meurtres sont aussi tristes que révoltants", a déclaré le recteur de la mosquée de Villeurbanne, Azzedine Gaci.

15h23 : Luca (UMP) salue la mort "d'un salaud". Le député UMP, Lionnel Luca s'est félicité jeudi, dans un communiqué, de l'issue de l'intervention du Raid à Toulouse, qui a "mis hors d'état de nuire un islamo-fasciste en lui laissant une chance de se rendre pendant 30 heures, une chance qu'il n'a pas donnée aux sept victimes et notamment aux enfants qu'il a poursuivis pour les abattre froidement", a déclaré le député des Alpes-Maritimes. "Justice a été faite... et bien faite !", ajoute-t-il.

14h56 : L'enquête se poursuit à "la recherche des complices". Les investigations "vont porter désormais sur la recherche de tout complice qui l'aurait soit convaincu de commettre ces actes, soit fourni les moyens de les commettre", a déclaré le haut magistrat. Selon François Molins, les "investigations se poursuivent pour déterminer s'il a agi sous les conseils de quelqu'un ou s'il a bénéficié de l'assistance de certaines personnes".


14h45 : Mohamed Merah a été "atteint d'une balle dans la tête", ajoute le procureur. L'auteur des tueries de Toulouse et Montauban a été "atteint mortellement" par des tirs "en riposte" en fin de matinée alors qu'il sautait, une arme à la main, du balcon de l'appartement, a expliqué le procureur. Mohamed Merah portait "un gilet par balle" ainsi qu'une "djellaba" et il y avait un "cocktail molotov sur le balcon", a-t-il ajouté. Les forces de l'ordre ont également découvert sur place, "trois chargeurs de pistolet automatique, un colt 45 et son chargeur avec deux balles, plus un sac avec un chargeur". Mohamed Merah "a expliqué qu'il avait commis des casses et qu'avec l'argent, il avait acheté des armes et des munitions", poursuit François Molins. Le forcené aurait tiré une "trentaine" de coups sur les policiers en progression dans son appartement.

14H44 : Le Raid avait pour consigne de "tout faire pour interpeller Merah vivant". Le procureur de Paris a précisé que les hommes ne devaient "tirer qu'en légitime défense". "C'est précisément parce que tout a été fait que l'opération a duré aussi longtemps au péril du Raid qui compte dans ses rangs 5 blessés", a ajouté le magistrat.

14h40 : Mohamed Merah a filmé toutes ses tueries, affirme le procureur. Les enquêteurs ont retrouvé, sur les indications du tueur, le sac contenant la caméra. "Les films sont explicites. On le voit au cours de son rendez-vous avec le motard. On le voit abattre les militaires de Montauban au cri de 'Allah akbar' ainsi que sur l'école de Toulouse lundi matin", a affirmé le procureur de Paris. En commettant son premier meurtre, Mohamed Merah aurait déclaré : " tu tues mes frères, je te tue". L'auteur de la tuerie de Toulouse a indiqué avoir posté sur Internet les vidéos des trois scènes de crime. François Molins a toutefois précisé qu'il ne savait pas où elles ont été postées, "ni quand".

14h30 : Le procureur de Paris, François Molins, qui dirige l'enquête, a démarré sa conférence de presse. "Il a parlé, expliqué son parcours, son engagement, sa formation avec Al-Qaïda. Il a expliqué les faits qu'il avait commis. Il a rappelé ses regrets de ne pas avoir fait davantage de victimes" et dit "avoir agi seul", a précisé le procureur. Il a également confirmé que "sa mère, son frère Abdelkader, et la compagne de ce dernier étaient en garde à vue".

14h15 : Dupont-Aignan exprime sa "reconnaissance" aux policiers. Le candidat de Debout la République à la présidentielle, a fait part du "soulagement" qui va gagner la région toulousaine après la mort du tueur présumé.

14h13 : Fillon annonce la mise en œuvre "sans délai" des annonces de Sarkozy. Le Premier ministre, François Fillon a indiqué jeudi que le gouvernement allait s'attacher " à la mise en œuvre des orientations fixées" par le président, qualifiant de "priorité absolue" la "lutte contre le terrorisme".

13h56 : C'était "une issue prévisible". Pour Marine Le Pen, la candidate du FN à l'Elysée, "il avait lui-même annoncé qu'il irait jusqu'au bout. Je crois qu'il n'y aura pas beaucoup de Français pour verser une larme", a-t-elle déclaré.

13h45 : Copé provoque l'ire du PS.L'équipe de campagne de François Hollande a vivement réagi jeudi à la mise en cause du candidat PS par Jean-François Copé jugeant "honteuse" l'attitude du patron de l'UMP, "au moment même où des policiers interviennent et sont blessés" dans l'assaut contre Mohamed Merah à Toulouse. Le patron de l'UMP avait accusé jeudi matin les candidats à la présidentielle François Hollande (PS) et François Bayrou (MoDem) de ne pas avoir "respecté le temps du deuil" après les assassinats de Montauban et de Toulouse, louant à l'inverse "le rôle exemplaire" de Nicolas Sarkozy.

13h30 : L'apologie du terrorisme sera punie. "Toute personne qui consultera régulièrement des sites internet faisant l'apologie du terrorisme sera puni pénalement", a assuré, jeudi depuis l'Elysée, Nicolas Sarkozy, annonçant de nouvelles mesures pour réprimer "l'apologie du terrorisme" ou "l'appel à la haine et à la violence". Le président a également demandé au ministre de la justice de réaliser une étude sur la propagation des idées fondamentalistes en prison.

13h22 : "Nos compatriotes musulmans n'ont rien à voir avec les motivations folles d'un terroriste". Intervenant après l'assaut du Raid et la mort de Mohamed Merah, Nicolas Sarkozy a tenu à éviter tout amalgame. Le chef de l'Etat a ensuite justifié le délai d'intervention des policiers, alors qu'il s'est écoulé près de 32 heures avant l'assaut. "Il n'était pas concevable d'exposer des vies" pour que Merah soit livré à la justice, a-t-il expliqué.


13h15 : Lors de l'assaut, les hommes du Raid n'ont pas trouvé d'explosifs ou d'arme avec un détonateur.

13h09 : Merah "tué" par le Raid dans sa fuite par le balcon. Le présumé tueur au scooter Mohamed Merah a été "tué" jeudi par des tireurs du Raid au moment où il sautait du balcon de sa fenêtre en continuant à tirer, selon l'AFP qui cite une source policière."Quand il est arrivé au sol, il était mort".

13h07 : Urvoas s'excuse après ses critiques sur le Raid. Le député PS Jean-Jacques Urvoas s'est excusé, jeudi, après avoir critiqué la lenteur du Raid, estimant que ses propos étaient "malvenus".


Peu avant le socialiste, spécialiste des questions de sécurité dans son parti, s'était interrogé sur cette unité d'élite de la police alors qu'elle était en train de donner l'assaut dans l'appartement de Mohamed Merah. "Si je comprends bien, le Raid n'est donc pas capable en 30 h d'aller chercher un individu seul dans un appartement?", s'est-il alors interrogé sur Twitter.

13h05 : "Ça m'a résonné dans l'estomac." Au micro d'Europe1, Michel, un passant, est encore très impressionné par l'échange de tirs entre le Raid et le suspect. "Cela a duré un certain temps et ça a été hyper violent. On avait l'impression d'être dans un pays comme la Libye ou la Syrie", explique-t-il au micro d'Europe1. "Là, c'est un soulagement pour les Toulousains", ajoute-t-il.

13h00 : Le périmètre de sécurité est maintenu. Les policiers ont encore de nombreuses constatations à faire, ce qui devrait prendre plusieurs heures. Le dispositif est toutefois allégé. Quelques unités de pompiers et médicales quittant les lieux ont été aperçues par notre correspondant.

12h45 : La fin "d'une insupportable angoisse".François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a salué les policiers, en particulier ceux blessés. "La mort de Mohamed Merah vient mettre un terme à une insupportable angoisse", a-t-il dit déclaré devant la presse à son QG de campagne à Paris, saluant le "courage et la détermination du Raid" et exprimant sa "solidarité" pour les "policiers blessés".


12h40 : Alexis, un voisin, est encore sous le choc. "On attend ça depuis presque 32h. On va enfin pouvoir rentré chez nous et passer à autre chose. Mais tout ça va rester graver dans la mémoire", confie-t-il au micro d'Europe1.

12h32 : La décision d'intervenir a été prise ce matin. Selon notre correspondant sur place, les hommes du Raid sont entrés dans l'appartement vers 10h45, après 3 détonations et avec la plus grande prudence. A ce moment-là, toutes les options sont envisagées. Ils explorent ensuite l'appartement pièce par pièce avec des moyens vidéo. Une fusillade éclate au fond de l'appartement vers 11h30, près de la salle de bain où s'est dissimulé le jeune homme. S'ensuivent des échanges de tirs nourris qui durent cinq minutes et au cours desquels un policier est blessé.

12h30 : Un enfant "instable". Le Dr Alain Penin, expert psychiatre près des tribunaux, a rédigé un rapport sur Mohamed Merah en 2009. Interrogé sur Europe 1, il a souligné que son "père a quitté rapidement la France et rejoint l'Algérie". Le psychiatre estime que ces points permettent de "comprendre son instabilité importante durant l'enfance et ensuite un mouvement anxieux et dépressif". Pour Alain Penin, le suspect a "tenté de contrôler" cela "par des comportements antisociaux".

12h25 : Une pensée pour les policiers blessés. La présidente du Crif Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni a réagi à l'annonce de la mort du tueur présumé de Toulouse et de Montauban. Je pense avant tout aux 3 policiers qui ont été blessés dans l'intervention", a-t-elle souligné sur Europe 1. Peut être que Toulouse peut enfin souffler. Le soulagement, il est venu hier, du fait de le savoir circonscrit. Les policiers lui ont laissé plus de 30 h pour se rendre", a-t-elle conclu.

12h20 : La tension retombe dans le quartier. Les habitants du quartier ont commencé à sortir de chez eux où ils étaient retranchés depuis le début du siège de l'immeuble du suspect, selon notre correspondant. Certains affichent même un sourire et expriment leur ressenti sur les évènements qui viennent de se dérouler.

12h05 : Sarkozy félicite les forces de l'ordre."Le président de la République tient à féliciter l'ensemble des forces de l'ordre après le dénouement des événements tragiques de Montauban et de Toulouse. Nous avons à cet instant une pensée toute particulière pour les personnes assassinées et blessées par le tueur présumé", a-t-il déclaré dans un communiqué. Le président de la République fera une intervention radio-télévisée à 13h00 après une réunion avec les ministres concernés, a annoncé l'Elysée.

12h00 : Mohamed Merah a sauté par la fenêtre après avoir été débusqué dans sa salle de bain. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a confirmé la mort du suspect des tueries de Toulouse et Montauban lors d'une conférence de presse devant l'immeuble où l'assaut a été donné. "Mohamed Merah a sauté par la fenêtre avec une arme à la main en continuant à tirer. Il a été retrouvé mort au sol", a précisé Claude Guéant. "Un fonctionnaire du Raid a indiqué qu'il n'avait jamais vu un assaut d'une telle violence", a-t-il ajouté. "Après inspection, il restait la salle de bain. A ce moment, il est sorti de la salle de bain avec une violence très dure. Les fonctionnaires du Raid ont donc entrepris d'entrer dans l'appartement, par la porte et les fenêtres dont les volets ont été enlevés cette nuit", a détaillé Claude Guéant. "Un policier est blessé au pied. Un autre est sans doute choqué", a également confirmé le ministre. "Ce matin, la décision a été prise de tenter de l'interpeller. A 10h30, des grenades ont été envoyées, comme d'autres précédemment dans la nuit. Aucune réaction ne s'est manifestée", a-t-il conclu.

11h55 : Le suspect est passé par "deux phases". Selon Mohamed Sifaoui, expert de l'islam radical, Mohamed Merah est passé d'abord par une "phase de fragilité due à l'effet de surprise". "Il ne s'attendait pas à se retrouver dans une telle situation c'est à dire pouvoir passer par la case prison. "Le salafiste qu'il est a repris le dessus sur ce qu'il est et voir s'il était capable d'aller au bout de sa logique.
De toute façon, tout montre qu'il a fini sa cavale meurtrière par une confrontation suicidaire. Je pense qu'il était totalement conscient de l'issue de l'affaire à partir du moment où il a choisi de ne pas se rendre.
Quand il a rompu toute discussion, je me disais qu'il allait probablement vers cette logique suicidaire", a conclu Mohamed Sifaoui.

11h50 : "Il avait la détermination de se défendre". Interrogé sur l'assaut final donné il y a quelques minutes dans l'appartement de Mohamed Merah, l'ex-commandant du GIGN Frédéric Gallois a estimé sur Europe 1 que lorsqu'on est dans "une phase de confrontation et que la fusillade a démarré, on n'est plus à compter ses coups". "On essaye de se défendre et de mener sa mission jusqu'au bout. C'est une fusillade violente, mais visiblement il avait la détermination de se défendre et aussi les moyens de se défendre", a-t-il conclu.

11h44 : Les médecins du Samu sont arrivés sur place. Quelques minutes seulement après la fin de l'assaut, des médecins du Samu se sont déployés sur les lieux, selon nos envoyés spéciaux. Des motos escortent visiblement les ambulances.

© CAPTURE D'ECRAN AFTONBLADET

11h40 : Mohamed Merah a résisté en ouvrant le feu. Selon les informations d'Europe1, le suspect aurait quitté la pièce de l'appartement pour ouvrir le feu depuis le balcon.

11h30 : Mohamed Merah est mort. Après plus de 31 heures de sièges, le suspect des tueries de Toulouse et Montauban a trouvé la mort durant l'assaut du Raid. Trois policiers ont été également blessés, selon les informations d'Europe 1. L'un d'entre eux a été plus gravement touché.

11h25 : Des tirs en rafale et une énorme détonation ont été entendus, selon notre correspondant sur place. Cela correspond à des tirs d'armes automatiques. Les tirs entendus plus tôt dans la matinée avaient certainement pour but d'étourdir Mohamed Merah, qu'il soit sous le choc pour que les policiers puissent pénétrer avec davantage de sécurité.


11h24 : Le PS Urvoas s'interroge sur l'action du Raid ."Si je comprends bien le Raid n'est donc pas capable en 30 heures d'aller chercher un individu seul dans un appartement ?", a fustigé, jeudi le socialiste Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère, sur le site Twitter, avant que le suspect ne soit tué. Unité d'élite de la police, le Raid encerclait alors, à Toulouse depuis mardi 3 heures du matin, Mohamed Merah.


L'UMP a répondu à cette critique par la voix de la députée Laure de Rodière, jugeant cette critique "honteuse".


ÉDITION SPÉCIALE : Suivez le direct d'Europe 1 entre 12h et 13h avec tous nos envoyés spéciaux. Vous pouvez également réagir en appelant le 39 21.

11h00 :Une première vague du Raid a pénétré dans l'appartement du suspect. Une équipe est en progression ce qui signifie qu'ils avancent doucement en se méfiant, selon les informations de notre correspondant. Aucune hypothèse n'est écartée : Mohamed Merah peut être caché et prêt a riposter par exemple. Il a peut être mis en place un dispositif pour piéger la police.

10h45 : Un véhicule du Samu aperçu par des témoins.


10h35 : Incertitude sur la nature des explosions. "Si ces explosions sont identiques à celles entendues dans la nuit cela pourrait signifier que c'est un avertissement ou la préparation à l'intervention des hommes du Raid", a souligné Alain Acco, chef du service police justice d'Europe 1. "En faisant sauter un engin explosif à intérieur de appartement on peut l’assommer", a-t-il ajouté.


10h30 : Trois fortes détonations entendues. Selon l'un des envoyés spéciaux d'Europe 1, l'une de ces explosions a été d'une intensité assez forte. Trois brancards ont été placés dans un camion de pompiers. Une deuxième et une troisième explosion ont ensuite été entendues. Un autre véhicule de pompiers vient d'entrer dans la zone. Il reste assez difficile de voir ce qui se passe sur place.

10h15 : Le mépris de sa vie et de celle des autres. "Là en l'occurrence, aux vues de ce que j'ai pu suivre, je pense que le parti pris initial était de dire puisqu'il a dit qu'il voulait se rendre, on va laisser se rendre", a expliqué sur Europe 1 Christian Prouteau, fondateur du GIGN, à propos du silence du tueur présumé. "Quand on s'est rendu compte qu'il n'y avait plus de contact… il était indispensable de se poser la question de ce que l'on fait parce qu'on sait que ce type de personnage est suicidaire. On le sait. C'est de l'expérience. Le jour ou vous avez le mépris de votre vie, vous avez le mépris de la vie des autres", a-t-il conclu. Écoutez l'intégralité de l'interview en cliquant ici.


10h10 : "Nous ne savons pas tout". Le candidat MoDem à la présidentielle, François Bayrou, a estimé jeudi qu'il y avait une part d'inconnu dans l'opération du Raid qui s'éternise pour capturer Mohamed Merah. "J'imagine que les forces de police et de renseignement savent ce qu'elles font et nous ne savons pas tout", a déclaré François Bayrou sur BFM TV/RMC, interrogé sur les raisons pour lesquelles l'opération, en cours depuis mercredi matin, n'était toujours pas terminée.


10h00 : Un assaut imminent ? Selon l'un des envoyés spéciaux d'Europe 1, les forces de polices présentes sur place semblent commencer à s'agiter. Un camion de pompier a été déplacé pour être garé en travers de la rue. Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur est désormais sur les lieux.

9h15 : "Quelqu'un profondément influencé par la culture des jeunes de France". "Il y a une tonalité particulière. Un Pakistanais ou un Égyptien qui aurait commis des attentats de ce type, ne l'aurait pas fait de cette manière. Il se serait fait sauter. L'utilisation de l'image, des médias, ce narcissisme extraordinaire mis en avant par le tueur, c'est la jeunesse française", a souligné l'ancien diplomate Jean-Christophe Rufin.


9h10 : Une récupération probable d'Al-Qaïda. "Al-Qaïda va indubitablement essayer de tirer le plus grand profit de la tragédie de Montauban et de Toulouse quel que soit le lien réel et effectif qu'elle a avec le tueur présumé", analyse Jean-Pierre Filiu, spécialiste de l'Islam et du terrorisme, au micro Europe 1. "Pour Zaouairi, ce serait montrer qu'il est de nouveau capable de frapper un pays européen. Et ce pour 1ère fois depuis 2005 et les attentats de Londres", ajoute le spécialiste. "Al-Qaïda va essayer d'en profiter pour sa plus grande gloire terroriste".

9h00 : "On n'arrivera pas à faire notre deuil tant qu'il ne sera pas arrêté ou tué". Jeudi matin devant l'école Ozar Hatorah de Toulouse où quatre personnes ont été tuées lundi, élèves et parents avaient le visage éteint jeudi matin, rapporte l'un des envoyés spéciaux d'Europe 1. "Il faut que ça s'arrête. C'est terrible", témoigne un parent. "Il a fait du mal, il faut qu'il se rende", ajoute un autre parent.

8h40 : Suivez le siège en images en direct. Le site suédois Aftonbladet diffuse en streaming les images du quartier résidentiel de Toulouse où les policiers assiègent le suspect des tueries de Toulouse et Montauban depuis plus de 30 heures.

8h30 : Marine Le Pen met en cause le renseignement français et le pouvoir politique. "On devrait tout savoir sur cet homme déjà. Très honnêtement, il faudra qu'on ait aussi ce débat pour savoir si les services de renseignement ont mis toutes les précautions de leur côté", a martelé la candidate du Front national sur France Info.


8h20 : "Nous le voulons toujours vivant pour qu'il soit jugé et que les familles puissent assumer leur deuil", a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé jeudi sur Europe 1. Le chef de la diplomatie française a aussi estimé qu'il fallait "faire la clarté" sur une éventuelle faille des services de renseignement dans la surveillance de Mohamed Merah. "Je comprends qu'on puisse se poser la question de savoir s'il y a eu une faille ou pas. Comme je ne sais pas s'il y a eu une faille, je ne peux pas vous dire quel genre de faille mais il faut faire la clarté là-dessus", a-t-il déclaré sur Europe 1.


8h10 : "Les musulmans ont peur d'être stigmatisés". "C'est une inquiétude qui a commencé depuis la semaine dernière et qui continue", a déploré sur Europe 1 Abdellatif Mellouki, vice-président du Conseil régional du culte musulman et de la maison de quartier de Bagatelle à Toulouse. "Il n'y a pas encore de geste ou autre. Les gens, dans leur majorité, sont lucides et intelligents pour ne pas récupérer cela". Écoutez l'intégralité de l'interview, en cliquant ici.


8h05 : "Tout le monde savait qu'il avait des tendances islamistes". Les amis de Mohamed Merah évoquent au micro de l'un des envoyés spéciaux, un "garçon normal qui s'est radicalisé". L'un des témoins évoque "un jeune homme violent capable de lancer des menaces de mort". Des propos confirmés par Malika, voisine du tueur présumé. "Il est quand même venu dans le quartier avec une tenue militaire et avec un sabre. Mon neveu avait été emmené dans sa voiture, il lui avait montré vidéo en Afghanistan. Les individus comme ça salissent image des Maghrébins", conclut-elle.

8h00 : Mohamed Merah n'a donné aucun signe de vie. Selon le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, invité de RTL jeudi matin, Mohamed Merah aurait dit qu'il voulait "mourir les armes à la main". "Depuis, malgré les efforts redoublés tout au long de la nuit pour rétablir le contact par la voix et par la radio, il n'y a eu aucun contact, aucune manifestation de sa part.", a-t-il ajouté. "Il va falloir que nous en sortions, ça c'est clair.", a-t-il conclu en référence à un éventuel assaut.


7h40 : "Nous sommes dans un moment d'unité nationale. Et je souhaiterais que ce moment nous soyons capable d'en tirer des leçons : pas de récupération c'est indispensable, aucune surenchère, et aucun amalgame", a déclaré jeudi matin sur Europe 1, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. "La laïcité, le vivre ensemble comme réponse. Ça doit être notre ligne de conduite et la seule". Le geste de Mohammed Merah "est de la barbarie. C'est l'abjection, l'ignoble. Cet homme-là, ce sourire, ne peut pas effacer ni même relativiser le crime. Vous savez, je crains que chaque monstre, chaque criminel puisse avoir d'autres caractéristiques dans un certain cercle privé. Si vous voulez, ce jeune homme est un terroriste, un criminel. Il doit être arrêté. Et la communauté international doit tirer des leçons de ce qui est arrivé", a estimé le socialiste.


7h35 : Rentré du Pakistan pour cause d'Hépatite A. C'était en novembre 2011. Convoqué par la DCRI, Mohamed Merah assure qu'il est allé faire du tourisme pendant deux mois, selon les informations d'Europe 1. Aujourd'hui, les policiers sont persuadés qu'il n'a pas suivi de formation au djihad. D'après nos informations, ni la DGSE, ni la CIA n'ont détecté de passage dans un camp d'entrainement. Le suspect se distingue en tout cas de l'image traditionnelle du moudjahid parce qu'il ne veut pas mourir. Il dit avoir refusé de commettre un attentat suicide d'Al-Qaida.

7h30 : "La nuit c'est une période très très particulière". Pour Christophe Caupenne, ex-négociateur au Raid, "tout un processus mental peut se produire" et permettre de faire "changer l'individu par rapport à sa détermination et par rapport à ses objectifs". "Tous les coups de feu, toutes ces choses là, participent à le laisser sous un état de tension important qui doit permettre de débloquer quelque chose au niveau de ses réactions", ajoute-t-il. "Le fait qu'il ait beaucoup parlé hier et qu'il en a terminé pour l'instant ça peut vouloir dire qu'il a eu une posture de testament verbal avec les négociateurs. Le fait qu'il se soit radicalisé depuis n'est pas vraiment un bon indicateur", insiste Christophe Caupenne. "Autant hier c'était une bonne chose qu'il communique beaucoup. Peut être que dans sa tête, il est totalement verrouillé. Il n'y a pas de limite. La seule limite, c'est l'état de vigilance de l'individu. S'il a des réserves, il peut tenir longtemps. Même si là maintenant il est privé d'eau et de confort particulier", conclut-il.


7h25 : Il s'est "fermé" depuis mercredi soir. Le suspect "semble dans une posture très fermée" depuis mercredi soir et refuse de se rendre, a indiqué une source proche de l'enquête. "Il a l'air très déterminé", a-t-il conclu.

7h20 : "La fratrie Merah était connue des services". François Heisbourg, expert international des questions de sécurité et de terrorisme interviewé par Europe 1, s'est interrogé jeudi matin sur la non-surveillance de Mohammed Merah. "On peut surveiller quand on soupçonne quelqu’un d’être un espion. On met cette personne sous filature. Le nom de la fratrie Merah était connue des services. Pour moi, il y a une vraie question : pourquoi n'y a-t-il pas eu une surveillance ?", a-t-il demandé, sans pour autant pouvoir répondre à cette question.


7h15 : La police alertée dès 2010. Une mère de famille raconte avoir porté plainte deux fois contre le suspect, rapporte le Télégramme de Brest. Elle raconte qu'en 2010, son fils est monté dans la voiture de Mohamed Merah. Il l'a entrainé dans son appartement en lui faisant écouter des chants religieux de combat. Il l'aurait séquestré plusieurs heures pour lui montrer des vidéos de personnes exécutées, dont des femmes d'une balle dans la tête. La mère aurait porté plainte. Mohamed Merah n'aurait pas supporté et l'aurait agressée et sa fille.

7h10 : "Un gamin normal". Pour ses amis, Mohamed Merah se serait "radicalisé au gré de ses séjours en prison et en Afghanistan". "C'est pas lui ça. Il a eu un lavage de crane. Il a du être endoctriné. Il est très sensible", raconte l'un de ses amis sur Europe 1. "Mais il aime bien se montrer. Avant c'était un petit voleur. Il est devenu radical et s'est braqué dans la religion. Au début, il dégageait un message de paix", ajoute-t-il. "Même nous, nous sommes choqués", conclut-il.

7h00 : Les voisins à bout de nerfs. Les riverains de l'immeuble où est retranché l'auteur présumé des tueries de Toulouse et de Montauban, ont hâte que la situation se débloque, selon le correspondant d'Europe 1 présent sur place. Ils vivent au rythme de cette opération policière, sans oublier que les détonations ne manquent pas de réveiller les enfants.

6h45 : "Il dit qu'il préfère tuer qu’être tué". Selon Claude Moniquet, ancien de la DGSE et spécialiste du terrorisme, Mohamed Merah est "un jeune qui a eu beaucoup de problèmes avec la justice". Il a eu plus d'une quinzaine de condamnations", souligne-t-il sur Europe 1. "Il semblerait qu'il y ait eu un support logistique de la part de son frère, mais uniquement logistique, car il au moment du passage à l'acte, l'homme était seul. Il a une démarche psychopathique, il ne se rend pas bien compte de ce qu'il a fait, il a quand même tué des enfants", souligne l'auteur de Tout savoir sur le Djihad.

6h40 : De nouvelles détonations entendues. Les policiers ont fait détoner une nouvelle fois de puissantes charges auprès de ses fenêtres dans l'intention évidente de l'empêcher de dormir et d'ébranler sa résilience. Au même moment, un faisceau lumineux balayait la façade du bâtiment. "Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende", expliquait une source proche de l'enquête.

6h15 : "On ne pensait pas que lui allait faire ça". Abdallah, "grand frère" de la cité de la Côte Pavée, âgé d'une quarantaine d'années, a croisé le jeune homme entre les deux tueries. "On pensait plutôt à des caïds du quartier qui font très peur. Parce que des garçons comme ça, il y en a plein dans les quartiers, mais lui n'en faisait pas partie", témoigne Abdallah au micro d'Europe 1.


6h00 : "C'est le 11 septembre des musulmans de France". Hassen Chalghoumi, président de la Conférence des Imams de France et Imam de Drancy a affirmé jeudi sur Europe 1 qu'il y avait une "terreur, la peur, l'angoisse" chez les musulmans de France. Pour écouter l'intégralité de l'interview, cliquez ici.

5h50 : "Il était impossible à repérer. Pour Louis Capriolli, ancien responsable de la lutte contre le terrorisme à la DST, le profil de Mohamed Merah, est "complètement atypique". "C'est un solitaire qui va en Afghanistan seul, qui revient seul, et qui commet ses attentats tout seul", analyse-t-il au micro d'Europe 1. "C'est le pire des scénarios parce qu'il n'y a aucun fil conducteur qui nous permette de remonter jusqu'à lui si à un moment ou un autre on n'a pas une information comme quoi il est allé en Afghanistan. C'est le pire des scénarios", ajoute-t-il. Pour écouter l'intégralité de l'interview, cliquez ici.

5h08 : Une nouvelle journée d'attente ? Alors que le jour est en train de se lever, les hommes du Raid sont toujours positionnés autour de l'appartement occupé par Mohamed Redah à Toulouse. Sans succès pour le moment. La situation est restée figée toute la nuit, des heures plongées dans le noir et entrecoupées de quelques détonations tout au plus. Cela fait presque 26 heures que les tractations sont engagées. L'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban est toujours retranché chez lui et refuse de se rendre.

4h29 : Une nouvelle détonation importante. Le périmètre de sécurité reste en place et les journalistes ne peuvent observer qu'à distance le travail du Raid qui semble décidé à maintenir la pression sur Mohamed Redah. D'où cette succession de détonations, plus ou moins fortes, destinées à déstabiliser le tueur présumé.

4h12 : Le calme est revenu à Toulouse. L'intervention du Raid a débuté il y a 25 heures mais c'est désormais le calme plat dans le quartier de la Côte Pavée qui est toujours plongé dans le noir.

3h34 : Encore des détonations. Régulièrement au cours de la soirée, des détonations se font entendre dans la nuit toulousaine. Encore deux supplémentaires viennent de se faire entendre.

3h00 : 24 heures de siège. Les forces du Raid sont arrivées dans la nuit de mardi à mercredi vers 3h du matin au 17, rue du Sergent Vigné, dans le quartier résidentiel de la Côte Pavée à Toulouse. Cela fait donc 24 heures que Mohamed Merah est retranché dans cet immeuble. Il ne s'est toujours pas rendu et le Raid n'a pas encore lancé l'assaut.

02h41 : Mohamed Merah à la Une. Les journaux nationaux et régionaux datés de jeudi ont tous choisi de faire leur Une sur la traque de Mohamed Merah, l’auteur présumé des tueries de Montauban et de Toulouse. "Le parcours de la haine", titre Libération. "Mohamed Merah, 23 ans, terroriste islamiste, 7 morts", a choisi Le Figaro. Retranché dans le quartier de la Côte Pavée à Toulouse, le Franco-algérien de 23 ans est cerné par le Raid mais n’a toujours pas été arrêté.

© DR

02h33 : Craignez-vous une radicalisation de la campagne ? C'est la question du jour sur Europe1.fr après les tueries de Toulouse et Montauban. Venez voter ici :

RENDEZ-VOUS - Parmi les invités de la matinale d’Europe 1, retrouvez à 7h45 Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande, et à 8h20 le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

01h41 : De nouvelles détonations entendues. La chaîne BFM annonce avoir entendu plusieurs nouvelles détonations, cependant moins fortes que les trois précédentes entendues peu après 23h30.

RENDEZ-VOUS - Parmi les invités de la matinale d’Europe 1, retrouvez à 7h10 François Heisbourg, spécialiste des questions de sécurité et de terrorisme et à 7h40 Abdellatif Mellouki, le vice-président du Conseil régional du culte musulman.

01h39 : Une relève pour les équipes du Raid. Selon des informations de LCI, un roulement a été effectué dans la soirée pour faire tourner les équipes. L’opération dure depuis près de 24 heures dans le quartier de la Côte Pavée à Toulouse et l’auteur présumé des tueries de Toulouse et de Montauban, Mohamed Merah n’a toujours pas été neutralisé.

01h17 : Une brèche créée dans un mur ? Une deuxième hypothèse pourrait expliquer les trois détonations, entendues à 23h34 dans le quartier où est retranché Mohamed Merah. Selon l’agence Reuters, le "Raid a fait sauter une porte et créé une brèche dans un mur". L’objectif serait d’avoir une meilleure vision sur l’appartement et d’acculer davantage l’auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban.

01h07 : L'attente se prolonge... "De là où nous sommes, on observe un étrange jeu d'ombres mouvantes projetées sur la façade de l'immeuble", raconte Soren Seelow, le journaliste du Monde sur son compte Twitter.

© MAX PPP

00h53. Les négociations auraient repris. Les négociations ont repris entre Mohamed Merah et le Raid via un talkie-walkie, indique la chaîne I-Télé.

00h28 : Ce n'était pas un assaut. Les détonations entendues vers 23h30 correspondent en fait à des manoeuvres d'intimidation pour tenter de faire plier Mohamed Merah, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

00h21 : Une femme avait déjà alerté la police. Une femme aurait alerté la police "à de nombreuses reprises" sur la "dangerosité" de Mohamed Merah, l'auteur présumé de la tuerie de Toulouse et Montauban. Selon ce témoin cité par le Télégramme, la police était au courant de la "radicalité" de l'individu.

00h02 : L'assaut final ou une pression supplémentaire ? Deux sources proches de l'enquête se refusaient à parler d'assaut. "Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende", a déclaré l'une d'elles.

23h51. Mohamed Merah ne voudrait plus se rendre. Selon des informations recueillies par I-Télé, Mohamed Merah aurait changé d’attitude. Il ne voudrait plus se rendre, contrairement à ce qu’il a annoncé à plusieurs reprises dans la journée de mercredi, repoussant sans cesse l'heure de cette reddition.

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