EN DIRECT - Toulouse : le suspect toujours retranché

Par Europe1.fr avec la rédaction d'Europe 1 et agences

Publié le 21 mars 2012 à 06h24 Mis à jour le 21 mars 2012 à 20h02

Le suspect a indiqué aux policiers du Raid qu'il se rendrait dans la soirée, a annoncé le procureur de Paris.

Le suspect a indiqué aux policiers du Raid qu'il se rendrait dans la soirée, a annoncé le procureur de Paris. © MAXPPP

A Toulouse, les policiers du Raid cernent toujours l'appartement de l'auteur présumé des tueries.

Des centaines de policiers étaient à sa recherche. Dans la nuit de mardi à mercredi, le Raid a cerné un appartement d'un quartier résidentiel de Toulouse, où se trouve toujours un homme de 23 ans qui serait l'auteur des meurtres de Montauban et de la tuerie de Toulouse. Un suspect qui s'apprêtait visiblement à repasser à l'action, selon les derniers éléments de l’enquête. Nicolas Sarkozy a présidé dans l'après-midi la cérémonie d'hommage national aux trois militaires tués la semaine dernière à Toulouse et Montauban.

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19h50 : François Rebsamen dénonce le "double langage de l'UMP". Le Mr Sécurité du candidat socialiste a dénoncé Nicolas Sarkozy qui "joue le rassemblement" d'un côté et des "franc-tireurs" qui "attaquent" les candidats de l'autre.

19h45 : Barack Obama a exprimé à Nicolas Sarkozy les condoléances du peuple américain, annonce l'Elysée. Le président américain "a appelé le président de la République pour lui demander de transmettre aux familles et aux proches des victimes des attaques perpétrées à Toulouse et à Montauban, ses condoléances personnelles et celles du peuple américain", précise la présidence.

19h40 : Un rassemblement "pour la réconciliation" à Bordeaux. Une centaine de personnes se sont rassemblées mercredi soir dans le centre de Bordeaux, à l'appel de la Ligue des droits de l'Homme et de SOS Racisme, pour une "réconciliation nationale". Le rassemblement avait été convoqué avant l'identification de l'auteur présumé des tueries.

19h35 : Gérard Longuet réfute toute faille des services de renseignement. "Nous ne sommes pas un état policier et quelqu’un qui n’est pas un délinquant n’est pas suivi, fiché dans son action", a-t-il expliqué sur BFM TV. "Je reconnais, comme ministre de la Défense au lendemain du premier assassinat (…), que nous avons laissé cette affaire comme une affaire de droit commun et ce n’est qu’au soir du jeudi, quatre jours après lorsqu’il y a eu l’assassinat des trois parachutistes (…) que la dimension politique est apparue avec force", a-t-il ajouté. "Nous voulons l'avoir vivant pour le juger" et "connaître ses motivations", a-t-il ajouté.

19h30 : Les Français et leurs responsables politiques doivent "se serrer les coudes", estime Jean-Luc Mélenchon. "La leçon que je tire", c'est que l'assassin présumé de Toulouse "n'est arrivé à rien, il n'a pas de nom, c'est un crétin sanglant, ce n'est même pas un terroriste, il n'a mis personne à genou", a déclaré le candidat du Front de gauche. "nos devoirs maintenant, c'est de réparer les dégâts" et d'"absolument protéger des millions de gosses du danger, du poison de croire que dès lors que quelqu'un par exemple serait musulman, il serait suspect ou que parce qu'il est juif on pourrait lui tirer dessus".

19h25 : Un scénario rare, mais qui s'est déjà produit par le passé. Pour Claude Moniquet, ancien agent de la DGSE, le profil "atypique" du suspect rappelle que d'autres personnes ont agi seul dans le passé. "C'est le modèle que les anglo-saxons appellent le 'lone wolf', littéralement 'le loup solitaire', qui est le plus inquiétant, le plus affolant, pour les services de sécurité, car beaucoup plus difficile à repérer qu'une cellule", explique-t-il sur Europe 1.

19h10 : Une femme recherchée en région parisienne. La femme qui a été entendue dans un train parler au téléphone, avec un homme qui pourrait être Mohamed Merah, a été identifiée par la police, selon Lepoint.fr. Les enquêteurs cherchent désormais à la localiser.

19h00 : Merah a eu "une vie normale pendant deux ans", note sur Europe 1 Louis Caprioli, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST). C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de passer à travers les mailles du filet de la police, poursuit ce spécialiste du terrorisme. "S'il est établi qu'il n'a pas été introduit par une filière pour aller en Afghanistan par le Pakistan, cela signifie qu'il ne correspond pas aux djihadistes que nous avons interpellés jusqu'à présent", a expliqué Louis Caprioli. A son retour en France en 2010, Mohamed Merah "n'attire pas l'attention. Tous les éléments font penser que c'est un homme apaisé", note le spécialiste. "Ce qui l'a protégé, c'est qu'il a eu une vie normale pendant deux ans. Il est donc sorti du radar des enquêteurs", poursuit-il.

18h55 : "Je voulais être là parce que c'est toute la République qui doit être rassemblée dans ce moment-là", a dit François Hollande, après l'hommage aux militaires à Montauban. Le candidat socialiste a cependant averti qu'il reprenait sa campagne présidentielle dès jeudi. "Les Français savent très bien qu'il y a le temps de l'unité, de l'hommage, du recueillement, du rassemblement par rapport à une agression qui a été perpétrée à l'égard de la République tout entière, et puis il y a le temps, aussi, du débat", a-t-il ajouté.

"Je pense qu'il était important que tout le monde soit présent aujourd'hui", a pour sa part déclaré Marine Le Pen. "Et puis la vie, hélas, continuera. Il faudra tout de même qu'on se donne les moyens que ce genre de choses n'arrive plus."

18h25 : Les tueries de Toulouse et de Montauban sont "un avertissement pour tous les services en charge de la lutte antiterroriste", estime Jean-Pierre Chevènement. "La France, jusqu'à présent relativement épargnée par ces actes innommables, ne doit jamais baisser la garde", a-t-il jugé. "Mais il importe de ne pas céder aux amalgames et d'éviter toute stigmatisation de nos concitoyens de confession musulmane qui pratiquent un islam tranquille attaché aux valeurs de tolérance et de bienfaisance", a encore prévenu cet ancien ministre de l'Intérieur.

17h45 : Une manifestation contre le fondamentalisme a lieu à Drancy. Environ 200 personnes sont rassemblées devant le Mémorial du camp de Drancy pour dire "non au fondamentalisme" et exprimer le refus par les communautés juive et musulmane des amalgames, après le septuple meurtre de Toulouse et Montauban

17h40 : L'équipe de François Hollande dénonce des "dérapages indignes" de l'UMP. "Les propos de Valérie Rosso-Débord et de certains membres de l'UMP accusant François Hollande d'instrumentalisation du drame de Toulouse sont indignes et méritent d'être condamnés le plus fermement possible par la direction de leur parti", écrit dans un communiqué Bernard Cazeneuve, un des porte-parole du candidat PS. "Face à la tragédie qui a frappé notre pays, aucune polémique n'est de mise, aucun abaissement ne saurait être toléré", ajoute-t-il.

17h15 : Les enquêteurs ont analysé le profil psychologique du suspect et de son frère, a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins. Mohamed Merah a un profil violent, avec des troubles du comportement, assure-t-il. Le suspect a également un "profil d'autoradicalisation salafiste atypique", ajoute François Molins, qui détaille le parcours du suspect : il a effectué un séjour en Afghanistan, "sans emprunter les filières connues, c'est-à-dire par ses propres moyens et sans passer par les pays habituellement surveillés", puis a séjourné deux mois, de la mi-août à la mi-octobre 2011, "dans la zone pakistano-afghane".

17h11 : Philippe Poutou met en garde contre "toute utilisation politique". Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste à la présidentielle a affirmé mercredi que la découverte et la localisation du présumé tueur de Toulouse étaient "un soulagement". "Nous mettons en garde contre toute utilisation politique de ce geste criminel dans une période où se développe un climat raciste", a-t-il ajouté.

17h10 : L'UMP accuse François Hollande et Marine Le Pen "d'instrumentaliser" le drame. Dans un communiqué, Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, "s'étonne de la prise de position de certains candidats". "Alors que la communauté nationale est endeuillée et que chacun mesure la nécessité de l'union nationale face à ces événements, deux candidats, François Hollande et Marine Le Pen, tentent d'instrumentaliser à leur petit profit politicien ce drame", affirme-t-elle.

17h05 : David Douillet demande une minute de silence avant chaque compétition jusqu'à dimanche soir. "Cette minute de silence permettra au monde sportif de réaffirmer, dans cette occasion si douloureuse, les valeurs de respect et de tolérance qui sont les siennes, et qui fondent l'idéal français et républicain", écrit le ministre des sports dans un communiqué.

17h00 : Le suspect a bien filmé les tueries et a assuré avoir mis les vidéos en ligne sur internet, selon le procureur de la République de Paris, François Molins. Mais pour le moment, les enquêteurs n'ont pas de "traces concrètes" de ces vidéos. "Une caméra a été retrouvée dans un sac confié à une connaissance et va être exploitée", a précisé le procureur.

16h55 : Le scooter T-Max a été retrouvé, sur les indications de Mohamed Merah, ainsi que les deux casques qui ont été utilisés lors des différentes tueries. "Il reste à vérifier qu'il s'agit bien du scooter volé" début mars, a précisé le procureur de la République de Paris, François Molins.

16h52 : Le suspect parle d'une reddition dans l'après-midi ou dans la soirée", indique le procureur de la République de Paris, François Molins. "Maintenant c'est plutôt la fin de soirée", a-t-il ajouté. Le Raid a par ailleurs déjà tenté "plusieurs" assauts, sans succès pour le moment, a-t-il ajouté.

16h50 : Les enquêteurs n'ont pas retrouvé d'explosifs, assure le procureur de la République de Paris, François Molins. Ils ont localisé une Renault Mégane, louée au mois de mars, dans laquelle se trouvaient quatre armes - dont un revolver, un fusil à pompe et un Uzi - et des munitions. Les enquêteurs recherchent désormais une Clio, également louée par le suspect, dans laquelle "tout porte à croire qu'il y a d'autres armes et munitions".

16h45 : Mohamed Merah voulait abattre un autre militaire et deux policiers, a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins. Le suspect avait identifié un militaire et avait l'intention de passer à l'acte dès mercredi matin. "Deux fonctionnaires de police en poste dans la région toulousaine" étaient également visés, a dit le suspect aux policiers du RAID, selon le procureur. Mohamed Merah a également revendiqué d'avoir "toujours agi seul" et regrette seulement "de n'avoir pas eu le temps de faire plus de victimes", ajoute François Molins. Mohamed Merah s'est aussi vanté d'avoir "mis la France à genoux", selon le procureur.

16h30 : Un riverain a filmé l'intervention du Raid à Toulouse. La vidéo, mise en ligne par la chaîne France 24, montre plusieurs membres du Raid entrer à l'arrière de l'immeuble où est retranché le suspect. "Mon immeuble étant tout près de celui où réside le suspect, j’ai pu m’approcher de l’arrière du bâtiment alors que le Raid entrait", explique ce témoin.

16h20 : Le lien avec l'Afghanistan qualifié de "spéculations" par Alain Juppé. "Cet individu se réclame d'Al-Qaïda. Deux des soldats tués ont en effet servi en Afghanistan. Ce sont les faits. Pour les interprétations, il faut attendre", a estimé le ministre des Affaires étrangères, depuis Israël.

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16h14 : Nicolas Sarkozy s'est ensuite recueilli quelques instants devant chaque cercueil. Puis la sonnerie aux morts a retenti dans la cour de la caserne de Montauban.

16h10 : "Si des communautés ont été prises pour cible, ce sont des soldats, des enfants, des Français qui ont été tués. Cet homme voulait mettre la République à genoux, la République n'a pas, cédé, n'a pas reculé, n'a pas faibli. Et ses crimes ne demeureront pas impunis", a promis Nicolas Sarkozy. "Ce tueur n'est pas parvenu à fracturer notre unité nationale", a assuré le chef de l'Etat.

16h08 : "Nous savons que c'était bien des soldats que l'assassin voulait tuer. Ils ont été abattus car ils étaient l'armée française. C'est l'armée française que le tueur a visé, c'est la République qui a été touchée", a dit Nicolas Sarkozy. "A cette armée je veux rendre hommage. La nation française leur doit beaucoup. Aujourd'hui ces régiments ont droit au respect de la nation, mais aussi à sa justice", a-t-il poursuivit.

© CAPTURE D'ECRAN BFM TV

16h05 : "Leur mort n'était pas celle à laquelle ils étaient préparés", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Ce n'est pas la mort des champs de bataille, mais une exécution terroriste", a-t-il lancé. "Un soldat français sait qu'il peut mourir pour la France, pour que vivent les valeurs de la France. Il connaît le sens du mot sacrifice, car il connaît le sens du mot devoir", a également dit Nicolas Sarkozy.

15h50 : Nicolas Sarkozy arrive à la caserne de Montauban. Le chef de l'Etat va d'abord saluer les familles des trois victimes. Les trois cercueils sont ensuite amenés alors que la foule respecte une minute de silence.

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15h25 : La cérémonie d'hommage national aux trois militaires tués a commencé à Montauban, alors que Nicolas Sarkozy n'est pas encore arrivé. Les troupes sont passées en revue et on a pu entendre la Marseillaise. Cinq candidats à la présidentielle sont présent dans la cour de la caserne : François Hollande, François Bayrou, Marine Le Pen, Eva Joly et Nicolas Dupont-Aignan.

15h25 : Le suspect s'apprêtait à "tuer encore" mercredi matin, a assuré Nicole Yardeni, la présidente du Crif en Midi-Pyrénées, après s'être entretenue avec Nicolas Sarkozy à Toulouse. Selon elle, le chef de l'Etat a fait cette annonce lors d'un entretien avec les communautés religieuses à la caserne Pérignon. "Il avait déjà un plan pour tuer encore", "il était prévu pour lui de tuer ce matin", a ajouté Nicole Yardeni sans plus de précision. Selon une autre source, proche de l'enquête, Mohamed Merah a "dit aux enquêteurs ce matin qu'il avait décidé de tuer un militaire à Toulouse mercredi matin et qu'il l'avait déjà identifié".

15h25 : Le Gabon dénonce "des crimes odieux". Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a adressé "un message de soutien" à Nicolas Sarkozy. Il dénonce "avec la plus extrême vigueur ces crimes odieux qui sont en contradiction avec les valeurs de tolérance et de fraternité chères à la République française".

15h15 : Nicolas Sarkozy a quitté la caserne de Toulouse. Le chef de l'Etat n'a pas fait de commentaire. Il doit maintenant se rendre à Montauban où il présidera l'hommage aux trois militaires tués la semaine dernière.

15h00 : Des renforts du RAID sont attendus à Toulouse, selon LCI. La chaîne d'information en continue assure que des hommes sont partis en début d'après-midi de la base d'entraînement du RAID à Bièvres, à proximité de l'aéroport militaire de Villacoublay, en région parisienne.

14h35 : Des explosifs retrouvés dans la voiture du frère de Mohamed Merah. La nature de ces explosifs, qui "doivent faire l'objet d'analyses", n'a pas été précisée, ni le lieu précis où cette voiture a été retrouvée. Une source proche de l'enquête a indiqué qu'il s'agissait "plutôt de poudre noire" voire de "lignite", un combustible, selon les tout premiers éléments d'enquête. Par ailleurs, la même source a confirmé qu'un "arsenal", sans autre précision, avait aussi été découvert dans le véhicule de Merah. La voiture était stationnée à proximité de son domicile à Toulouse.

14h25 : BFM TV annonce que le suspect a été arrêté, sans toutefois pouvoir préciser les circonstances de l'intervention. Une information que ne confirme pas le correspondant d'Europe 1 à Toulouse. Sur LCI, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a démenti cette information. Sur Twitter, un journaliste du Monde assure que Claude Guéant et l'Elysée démentent l'information.

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14h20 : Nicolas Sarkozy arrive à Toulouse. Il s'est rendu dans la caserne à proximité de l'immeuble où est retranché le suspect et où ont été évacué les autres habitants de l'immeuble. Il doit y rencontrer les policiers en charge du siège, ainsi que des représentants des communautés religieuses.

14h10 : Le suspect est "un psychopathe", estime Nathalie Arthaud. La candidate à la présidentielle estime que son geste s'était développé sur "des terreaux, des conflits". On "ne pourra pas combattre ce genre d'événements avec une politique sécuritaire, parce qu'il y a un terreau à tout cela", a-t-elle ajouté.

13h55 : La vraie question est la "reconstruction de l'Etat", estime Nicolas Dupont-Aignan à propos des meurtre dans le Sud-Ouest. "Il faudra s'interroger sur les lacunes de l'Etat dans notre pays", a ajouté le candidat souverainiste.

13h52 : Le décompte du temps de parole reste suspendu, annonce le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), décidant ainsi de prolonger sa décision concernant les temps d'antenne des candidats à la présidentielle "lorsqu'ils se rapportent aux évènements tragiques survenus à Montauban et à Toulouse".

13h44 : "Il n'y a pas plus gentil que Mohamed, il s'entendait bien avec tout le monde", affirme au JDD deux amis du suspect qui sont sous le choc. "On l'a croisé samedi, on lui a fait la bise, il allait super bien". Les deux jeunes hommes indiquent que Mohamed Meras était carrossier et qu'il "aimait la vitesse, les belles bagnoles, comme nous tous". Selon eux, le tueur présumé était croyant mais n'allait pas régulièrement à la mosquée et avait fait quelques mois de prison pour défaut de permis de son scooter.

13h31 : Louis Aliot a un "doute" sur l'efficacité de la lutte contre les réseaux islamistes. Le vice-président du FN a jugé "très maladroits" les propos de Claude Guéant, qui a expliqué que le suspect de la tuerie de Toulouse était surveillé par la DCRI.

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13h23 : Les obsèques religieuses du caporal Abel Chennouf ont été célébrées mercredi matin, à Montauban. La cérémonie s'est déroulée dans la cathédrale de la ville, où étaient présents les parents du jeune homme tué, ainsi que des représentants des communautés juive, protestante et orthodoxe.

13h20 : Le suspect condamné il y a une dizaine de jour pour conduite sans permis, selon son avocat, Me Christian Etelin, qui l'a défendu à plusieurs reprises. "Il a été condamné à un mois de prison ferme et avait rendez-vous début avril avec le juge d'application des peines", a-t-il indiqué à Europe 1. "Je l'ai vu évoluer dans un sens tout à fait différent de celui qui s'est produit dans sa tête", a confié l'avocat, affirmant qu'il faisait preuve de "respect d'autrui, avec une certaine douceur".

13h19 : Le député UMP Jacques Remiller demande une réunion de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. La proposition aussitôt été déclinée par son président, Axel Poniatowski, qui n'a "aucune intention" de convoquer une telle réunion.

13h12 : Le contact est rétabli entre le Raid et le suspect. Celui-ci avait cessé de discuter avec le médiateur dans la matinée.

13h10 : "Il semble avoir agi seul", estime Louis Capriolli. L'ancien responsable de la lutte antiterroriste à la DST a estimé sur Europe 1 que le suspect de Toulouse avait un profil de "loup solitaire" :

13h05 : Nicolas Dupont-Aignan appelle à éviter les "dérapages assimilant le terrorisme, l'islam et les Français musulman". Le candidat souverainiste a aussi plaidé pour "le rétablissement du contrôle aux frontières.

12h51 : "Il est dans une impasse", pour l'ancien chef des négociateurs du Raid.Interrogé sur Europe 1 mercredi à propos de la volonté du tueur d'annoncer sa reddition "dans l'après-midi", Christophe Caupenne, l'ancien chef des négociateurs du Raid, a estimé que "ça peut correspondre à plusieurs choses. D'abord, il se soulage de la pression policière en disant 'je me rendrai plus tard'. Ensuite, ça peut être l'expression de sa volonté d'en finir également". Le tueur présumé "est dans une impasse et ne sait plus ce qui va advenir", a poursuivi Christophe Caupenne avant d'ajouter : "il est en train de progresser au niveau de son évolution psychique jusqu'à, peut-être, l'idée de se rendre".

12h42 : "L'homme qui a tué se considérait musulman avant d'être français", pour Marine Le Pen. La candidate frontiste à l'élection présidentielle a assuré mercredi midi que l'auteur présumé de la tuerie se "considérait comme musulman avant d'être français". Marine Le Pen a affirmé sur i-Télé refuser tout "amalgame" entre les Français musulmans et les fondamentalistes. "Il y a des centaines de milliers de musulmans qui sont Français avant d'être musulmans. Et ce sont les Français, la fraternité qu'ils vont exprimer entre eux, musulmans, juifs, chrétiens, qui vont pouvoir lutter contre l'avancée du fondamentalisme".

12h35 : le suspect travaille "dans la carrosserie", selon l'un de ses proches. C'est ce qu'a indiqué un jeune homme, souhaitant rester anonyme mais se présentant comme l'un des proches de Mohamed Merah. Il est venu de leur quartier d'origine pour proposer à la police de lui parler. Il s'est dit "choqué" d'apprendre que Mohammed Merah soit l'homme qui a tué de sang-froid sept personnes depuis le 11 mars, dont trois enfants juifs.

12h20 : Le suspect se serait enfui d'une prison afghane. Selon les informations de Reuters qui rapporte les propos du directeur des prisons de Kandahar, l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région. Condamné à trois ans de prison, il se serait enfui à la faveur d'une intervention commando menée en juin 2008 par des talibans qui avait permis l'évasion d'un millier de détenus, a précisé Ghulam Faruq.

12h00 : Un concessionnaire Yamaha a été contacté par le frère du suspect. Celui-ci aurait demandé comment customiser un scooter, selon les informations recueillies par Europe 1. Interrogé par France Télévisions, le concessionnaire raconte qu'une personne passée dans son magasin lui avait posé des questions "inhabituelles". "Les gens me questionnent pas sur le positionnement d'un traqueur" :




11h57 : François Hollande, Marine Le Pen, Eva Joly et Nicolas Dupont-Aignan dans le même avion pour Toulouse. Les quatre candidats à l'Elysée doivent assister aux obsèques des soldats tués à Toulouse et Montauban.

11h55 : "L'extrême droite cherche à surfer sur la situation", dénonce François Bayrou, en réaction aux propos de Marine Le Pen, qui a estimé mercredi matin que "le risque fondamentaliste a été sous-estimé dans notre pays".

11h53 : La marche prévue dimanche est annulée. Celle-ci n'a "plus lieu d'être, elle est effectivement annulée", annonce le président du Crif, Richard Prasquier. Cette marche silencieuse devait avoir lieu à Paris. Il y aura toutefois mercredi après-midi "une manifestation devant le mémorial de Drancy, avec des imams".

11h49 : Le Premier ministre palestinien rejette toute justification de la tuerie de Toulouse par le sort des enfants palestiniens. "Il est temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine et de prétendre défendre la cause de ses enfants", dénonce Salam Fayyad.

11h41 : Le suspect a tenté de s'engager dans l'armée, selon les informations d'Europe 1. Mohamed Merah a postulé pour entrer dans l’armée française, et notamment dans la Légion étrangère, en 2008. Il s’est présenté dans les deux centres de recrutement de Toulouse, le PIL de la Légion étrangère et le CIRFA de l’Armée de Terre. Il n'a pas été retenu en raison de ses antécédents judiciaires et de son instabilité psychologique.

Rectificatif : Selon des informations complémentaires obtenues par Europe 1, Mohamed Merah n'a tenté qu'une seule fois d'intégrer l'armée. Il avait postulé pour entrer dans la Légion étrangère à Toulouse en 2010. En revanche, un homonyme a tenté lui aussi de rentrer dans l'armée en 2008 à Lille.

11h39 : Les autorités palestiniennes en France condamnent l'attaque de Toulouse "avec la plus grande fermeté" dans un communiqué.

11h36 : François Hollande dit son "soulagement" que le tueur présumé ait été "identifié" et "localisé". Depuis son QG de campagne, le candidat socialiste a souhaité "que l'opération" en cours "se dénoue dans les meilleurs délais" :


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11h26 : Les habitants de l'immeuble ont été évacués. Sur Europe 1, une habitante de ce bâtiment demandait aux autorités une évacuation. Choqués selon la police, les habitants de ce bâtiment en briques et béton vont être pris en charge par une cellule psychologique.

11h22 : L'opération est toujours en cours. Des images de Francetvinfo montrent les policiers du Raid au pied de l'immeuble :




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11h18 : "Nous ne devons céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance", ajoute le président de la République, appelant à l'"unité nationale". "Nous le devons aux victimes froidement assassinées, nous le devons à notre pays", conclut-il pour terminer sa courte allocution.

11h17 : "Nous devons être rassemblés", lance Nicolas Sarkozy après une réunion avec les représentants des communautés musulmane et juive. "J'ai tenu à les réunir ensemble pour montrer que le terrorisme ne parviendra pas à fracturer notre communauté nationale", explique-t-il, après avoir rendu hommage à la "mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre".

11h16 : Nicolas Sarkozy se rendra à Toulouse au chevet des victimes et des policiers blessés, annonce-t-il dans une allocution sur le perron de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a appelé à "l'unité nationale" :




11h08 : Le suspect aurait tiré à travers la porte dès l'arrivée des policiers, selon un journaliste de France 2 cité par Francetvinfo. D'après lui, l'un des policiers blessé aurait échappé à une blessure plus grave uniquement parce qu'il portait son casque.

11h03 : "Les personnes habitant l'immeuble ont été priées de quitter les lieux", ajoute le ministre.

11h02 : Le frère du suspect est "engagé lui aussi dans l'idéologie salafiste", précise Claude Guéant.

11h00 : Le tueur présumé était suivi depuis des années par la DCRI, indique Claude Guéant, "mais jamais aucun élément de nature à faire penser qu'il préparait une action criminelle n'était apparu". "Il faudra savoir s'il était seul, dans un petit groupe ou dans un groupe plus large", ajoute-t-il, affirmant que le suspect avait "à son actif une petite dizaine d'actes de délinquance", dont "certains marqués de violence".

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10h56 : La mère du suspect a été interpellée, affirme le ministre, ajoutant que celle-ci, "amenée par la police sur les lieux", n'avait "pas souhaité lui parler, estimant qu'elle n'avait pas la possibilité de le convaincre". Le frère et la compagne du frère ont également été placés en garde à vue.

10h53 : "Est-ce qu'il a vraiment l'intention de se rendre ou non ? Je ne sais pas", affirme le ministre de l'Intérieur, indiquant que le suspect avait dans un premier temps dit qu'il se rendrait après avoir discuté avec les policiers du Raid, avant de dire "qu'il le ferait cet après-midi".

10h52 : Le suspect "ne parle plus", "les conversations sont interrompues", déclare Claude Guéant, depuis la préfecture de Haute-Garonne.

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10h44 : Les obsèques des victimes de la tuerie de Toulouse sont en cours à Jérusalem, dans le plus grand cimetière de la ville. Au moins 2.000 personnes sont présentes, dont le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

La foule est rassemblée autour des corps, enveloppés de linceuls :




10h38 : Le FN s'en prend "aux salauds" qui l'ont mis en cause. Dans un communiqué, le Front national attaque ceux qui ont, selon lui "instrumentalisé la tragédie de Toulouse" contre le FN. Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, "et autres" sont visés par le parti de Marine Le Pen.

10h27 : Eva Joly s'en prend aux "discours discriminants et stigmatisants de Sarkozy, espérant que les "événements si douloureux" de Toulouse et Montauban permettront de "mieux vivre ensemble".

10h22 : Jean-Luc Mélenchon appelle à "lutter contre les assimilations et stigmatisations haineuses". "L'identification du criminel dégénéré qui nous défiait est une bonne nouvelle", déclare le candidat du Front de Gauche dans un communiqué.

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10h19 : Les musulmans de France sont "offensés" que le tueur se revendique de l'Islam, affirme Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman. "Ces actes sont en contradiction totale avec les fondements de cette religion".

10h14 : Le Crif dit non à tout "amalgame" entre les mouvements islamistes et "l'Islam de France", a déclaré son président, Richard Prasquier, en arrivant à l'Elysée avec Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman.

10h09 : "On a l'impression d'être dans l'irréalité", raconte à Francetvinfo une habitante du quartier, qui redoute un "bain de sang" :




9h58 : Le suspect s'appelle Mohamed Merah. Âgé de 23 ans, il est français, d'origine algérienne. Il a déjà été arrêté, fin 2010, à Kandahar, en Afghanistan, pour des faits de droit commun. D'après la journaliste de France 24 qu'il a appelée dans la nuit, l'homme a affirmé "qu'il avait filmé tous les assassinats". "Il a dit que les vidéos seraient mises en ligne", raconte Ebba Kalondo, rédactrice en chef à France 24, sur le site de la chaîne.

Le témoignage d'Ebba Kalondo :

9h54 : François Hollande suit l'opération "minute par minute", selon son directeur de la communication, Manuel Valls.

9h50 : Jean-Louis Borloo appelle à éviter "amalgames" et "stigmatisation". Dans un communiqué, le président du Parti radical "salue l'efficacité de la police nationale ainsi que le courage des forces de l'ordre".

9h49 : "C'est le sang de nos deux pays qui a coulé", déclare Alain Juppé à Jérusalem. "Vous pouvez compter sur nous" pour lutter contre l'antisémitisme, a assuré le ministre des Affaires étrangères, lors d'une rencontre avec le président israélien Shimon Peres.

9h47 : Le père d'un soldat tué dit son "soulagement". "Maintenant il faut qu'il parle, car je suis persuadé qu'il y a quelqu'un ou un groupe derrière lui", a lancé sur Europe 1 le père d'Abel Chenouf, tué à Montauban, avant d'ajouter : "cet assassin est un monstre".

9h45 : Le suspect a été identifié mardi, après que les enquêteurs ont effectué les recoupements entre les éléments de renseignements et ceux de l'enquête de police judiciaire.

9h39 : Enquête sur un possible appel de revendication à France 24. Une rédactrice en chef de la chaîne a reçu dans la nuit de mardi à mercredi un appel de revendication des tueries de Montauban et Toulouse, pris très au sérieux par les enquêteurs.

9h34 : Des "germes explosifs" dans la société française. Interrogé sur France Info, le président du MoDem, François Bayrou, estime que l'affaire de Toulouse pose "la question de la sécurité" et de "l'état de la société française dans laquelle il y a des germes explosifs".

9h30 : C'est un "soulagement pour l'ensemble des Toulousains", déclare le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen. "Je suis bouleversé depuis lundi de ce qu'il a pu faire, même s'il avait déjà commencé avec des crimes la semaine dernière", a commenté l'élu sur Europe 1. "Ce qui est important pour nous, c'est de montrer que l'ensemble des communautés vivent en harmonie".

9h29 : Des explosifs ont été retrouvés chez le frère du suspect. Selon les informations d'Europe 1, il s'agit de poudre, qui devait être assemblée, et non de plastic ou de dynamite.

9h26 : Jean-François Copé salue une "opération très remarquable". Le secrétaire général de l'UMP s'est exprimé lors du bureau politique du parti présidentiel, et a tenu à "saluer l'action du président de la République et du ministre de l'Intérieur".

9h21 : L'évacuation des habitants de l'immeuble semble toute proche, selon les informations d'Europe 1. Un bus est arrivé dans la zone, àq uelques dizaines de mètres de l'immeuble où est retranché le suspect.

© MAXPPP

9h20 : A Jérusalem, les funérailles des victimes débutent dans le plus grand cimetière de la ville, Har Hamenouhot.

9h15 : "Je suis à la fois soulagé, mais inquiet", indique le président du Consistoire israélite, Joël Mergui, depuis Jérusalem où il accompagne les dépouilles des victimes de la tuerie de Toulouse. "Soulagé, parce que les meurtres de ce barbare vont s'arrêter. Inquiet, parce que nous nous demandons si d'autres personnes en France sont capables de commettre de tels meurtres".

9h13 : Il y a eu une "endoctrination considérable" au cours des vingt dernières années, explique sur Europe 1 Gilles Kepel, spécialiste de l'Islam, pour qui l'affaire de Toulouse rappelle "ce qui avait été éventé par les services britanniques il y a quelques temps, où des groupes d'islamistes radicaux d'origine pakistanaise avaient prévu de tuer des soldats britanniques d'origine musulmane qui avaient servi en Irak".

9h11 : Nicolas Sarkozy fera une déclaration après le Conseil des ministres et la rencontre, prévue à 10h00, avec les représentants des communautés juive et musulmane.

9h10 : Une détonation a été entendue près de l'immeuble assiégé, vers 9h. "Ça avait l'air de venir de l'extérieur", a confirmé à Europe 1 Julie, habitant de l'immeuble, précisant que le son faisait plus penser à "un explosif" qu'à "des coups de feu". L'agence France-Presse affirme qu'il s'agit de la destruction d'un véhicule qui présentait une gêne pour la police.

9h09 : Nicolas Sarkozy se rendra sur place, confirme Claude Guéant, puisqu'il était prévu que le président-candidat assiste aux obsèques des parachutistes tués à Montauban. "Il passera aussi par Toulouse pour remercier les enquêteurs de leur action".

9h08 : Il est "hors d'état de nuire", ajoute Claude Guéant. "Le risque n'existe plus", affirme le ministre de l'Intérieur, précisant : "notre souci, c'est de l'interpeller vivant".

9h02 : Le suspect veut se rendre dans l'après-midi, déclare Claude Guéant, sur BFM TV, ajoutant qu'il avait jeté une arme par la fenêtre et que le suspect n'avait "pas de requête particulière". D'après les informations recueillies par Europe 1, l'arme jetée par le suspect est un colt 45 de calibre 11.43, vraisemblablement le même qui a été utilisé lors des trois attaques.

8h59 : "Nous saluons l'énergie des services de sécurité français", déclare le porte-parole du gouvernement israélien, Avi Pazner, ajoutant : "nous espérons pouvoir connaître toute la vérité".

8h55 : Les communautés religieuses seront reçues mercredi à l'Elysée, annonce Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris. Cette réunion doit avoir lieu après le Conseil des ministres.

8h49 : "Les habitants ne courent pas de danger pour l'instant", estime sur Europe 1 Pierre-Henri Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Pour ne pas alerter le suspect, il a été décidé de ne pas évacuer", indique-t-il.

8h40 : Les négociations semblent avoir repris, indique sur Europe 1 la voisine vivant dans le même immeuble que le suspect. "Je me suis éloignée le plus possible de la cage d'escalier, du coup j'entends quand ça commence à parler ou crier, mais je n'entends pas ce qui est dit", témoigne-t-elle, demandant une nouvelle fois à être évacuée.

8h38 : "Il ne faut pas d'amalgame" entre l'affaire de Toulouse et la religion musulmane, "à 99% pacifique, citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays", demande Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris.

8h35 : "C'est un soulagement indiscutable", a commenté sur Europe 1 Robert Badinter, ancien ministre de la Justice, rappelant toutefois que l'homme était pour l'instant "un suspect". L'ancien ministre a appelé à faire attention au "risque" d'"amalgame contre les musulmans". "Dire que pour autant la France serait peuplée de terroristes et d'antisémites, c'est une absurdité".

8h34 : "Il semblerait" que le suspect "ne veuille pas se rendre", selon le secrétaire général du Crif de Midi-Pyrénées, Marc Stzulman, qui vient d'être reçu par Claude Guéant.

8h24 : "Le risque fondamentaliste a été sous-estimé" en France et il faut mener une "guerre" contre lui, dénonce Marine Le Pen. "Des groupes politico-religieux se développent face à un certain laxisme", a lancé la candidate du Front national à l'Elysée, fustigeant ces groupes qui "tuent nos enfants chrétiens, nos jeunes hommes chrétiens, nos jeunes hommes musulmans et les enfants juifs il y a deux jours".

8h22 : Un important dispositif a été mis en place dans le quartier, qui ressemble à un camp retranché :

8h17 : "Immense soulagement" pour Brigitte Barrèges, maire UMP de Montauban. L'élue a confié sur Europe 1 apprécier de pouvoir vivre la journée "dans le recueillement et non dans la crainte comme nous l'étions depuis deux jours".

8h14 : "20.000 dossiers de soldats" ont été examinés au cours de l'enquête, indique le ministre de la Défense, Gérard Longuet. "C'est le croisement des informations liées à ce que nous pouvons connaître et le travail d'examen des fichiers des adresses Internet des interlocuteurs de la première victime qui a permis de se rapprocher".

8h12 : "Au début, je pense que ce sont des pétards", raconte sur Europe 1 Alexis, qui habite juste en face. "Je suis en train de dormir, je me réveille en sursaut", dit-il, affirmant avoir appelé la police, qui lui "a dit qu'il y avait une opération en cours et qu'il fallait qu'on reste confinés chez soi". "Quand on se rend compte qu'il est à côté de chez soi, ce n'est pas rassurant", lance-t-il, avant de conclure : "le mal peut être partout, sans qu'on le voie".

8h10 : Nicolas Sarkozy a été en contact avec Claude Guéant toute la nuit. Le ministre de l'Intérieur est sur place à Toulouse. Le Conseil des ministres, prévu mercredi, devrait être plus court que d'habitude.

8h00 : Israël félicite l'action rapide de la France. Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères, "espère que le ou les criminels seront rapidement jugés". "Nous services de renseignements coopèrent avec ceux de la France", a-t-il ajouté.

7h58 : "Lorsqu'on appelle au meurtre, quelque justification que ce soit, c'est du meurtre, pas une guerre", lance sur Europe 1 Nicole Yardeni, présidente du Crif dans la région Midi-Pyrénées. Elle indique avoir été prévenue de l'opération "par ceux qui ont accompagné les corps en Israël pour être enterrés". "Toute forme d'idéologie, une idéologie qui appelle à l'assassinat, finit par rencontrer une écoute", affirme-t-elle, faisant part de sa "grande incompréhension" quant à la volonté exprimée par le suspect de "venger des enfants palestiniens".

7h56 : L'identification de l'adresse Internet a été décisive. C'est en identifiant l'adresse IP de la famille que les enquêteurs ont réussi à remonter jusqu'au suspect.

7h52 : "A 5 heures du matin on a eu une première série de coups de feu", raconte sur Europe 1 Julie, qui habite en face de l'immeuble. "Le téléphone a commencé à sonner, c'était la police qui me demandait de ne pas sortir de chez moi, de ne pas aller aux fenêtres". "Par ma baie vitrée, je vois qu'il y a une vingtaine de policiers au bout de ma rue", relate-t-elle.

7h48 : "Je demande qu'on nous sorte de là". Une habitante de l'immeuble témoigne sur Europe 1 et demande "à ce que les forces de l'ordre nous sortent de l'immeuble". "On est cloîtrés depuis 3 heures du matin avec des tirs, personne ne nous informe. Il faudrait qu'on nous évacue", demande-t-elle, très émue. Cette voisine raconte avoir "appelé la police pour demander ce qui se passait. Depuis, personne ne nous a contactés", dénonce-t-elle.

7h38 : Comment les policiers l'ont-ils retrouvé ? Les hommes du renseignement avaient ciblé ce profil et ceux de la police judiciaire ont apporté des éléments déterminants pour pouvoir déclencher l'opération. Il pourrait s'agir d'éléments informatiques, ils auraient identifié une adresse IP qui a permis aux autorités de remonter jusqu'au suspect. Les enquêteurs se sont aussi rendus dans des concessions Yamaha, la marque du scooter utilisé par le tueur.

7h30 : "C'est la démultiplication de la marque Al-Qaïda", note Richard Labévière sur Europe 1. "Dès l'instant où on se revendique d'Al-Qaïda, on blanchit sa propre maladie, son propre dysfonctionnement", explique l'ancien rédacteur en chef de Défense, rappelant également qu'"on est à la veille d'une élection présidentielle".

7h25 : "Il a un lien qui lui a permis d'aller en Afghanistan", relève sur Europe 1 Louis Capriolli, ancien sous-directeur chargé de la lutte antiterroriste à la DST, pour qui le suspect avait "une connexion avec une organisation ou des membres d'une organisation". "A moins d'avoir séjourné une année, il n'a pas acquis toute l'expérience nécessaire", note-t-il.

7h23 : Le suspect est réfugié au rez-de-chaussée de ce petit immeuble de cinq étages, selon les informations d'Europe 1.

© CAPTURE D'ECRAN BFMTV

7h19 : "Chaque minute qui passe est importante", car elle "permet d'avoir un contact", explique sur Europe 1 Laurent Combalbert, ancien négociateur du Raid. Richard Labévière, ancien rédacteur en chef de Défense, appelle de son côté à la "prudence" : "depuis le 11 septembre 2001, on a attribué beaucoup d'attentats terroristes inexpliqués à Al-Qaïda et Al-Qaïda est devenu une marque".

7h16 : Le suspect était connu de la police toulousaine, selon les informations d'Europe 1. Ce Toulousain, qui parle beaucoup, a grandi dans une cité locale. Petit délinquant, il est bien connu de la police locale. Il s'est ensuite converti au salafisme et s'est rendu dans la zone afghano-pakistanaise. Là, il a été arrêté par la police à Kandahar et c'est ainsi que les services français l'ont repéré. Le jeune homme a effectué deux séjours dans cette région.

7h10 : Les voisins ont été réveillés à 3h du matin. "Il y a des barrages de police dans ma rue", a raconté à Europe 1 Edith, une voisine, qui a dit entendre des "coups de feu". "C'est quand même un soulagement", confie-t-elle.

7h00 : L'opération se prolonge, le silence est revenu dans le quartier, selon les informations d'Europe 1. Le pavillon du tueur présumé se situe à 3 km du collège-lycée juif où il a tué quatre personnes

6h25 : Plusieurs opérations sont en cours dans l'agglomération toulousaine, précise le chef de la section antiterroriste du parquet de Paris.

6h24 : Un deuxième policier est blessé. Au total, trois policiers ont été touchés lors de l'opération, l'un au genou, un autre à l'épaule et un troisième policier a été choqué après avec reçu une balle dans son gilet pare-balle.

6h06 : Le frère du principal suspect a été arrêté, précise Claude Guéant.



6h05 : La mère du suspect "n'a pas souhaité prendre contact avec lui", affirme le ministre de l'Intérieur. Amenée sur place par les policiers, elle n'a pas voulu le raisonner, "indiquant qu'elle n'a guère d'influence sur lui".

6h00 : Claude Guéant, sur place, indique que l'opération est toujours en cours et que le suspect a "des attaches" avec des salafistes et des jihadistes. Il dit "avoir voulu venger les enfants palestiniens et s'en prendre à l'armée française".

5h39 : Six ou sept coups de feu sont entendus dans la zone où se déroule l'opération.

5h00 : Le profil du suspect s'étaye : âgé de 23 ans, le jeune homme est un Français d'origine algérienne qui se revendique d'Al-Qaïda. Il était déjà soupçonné après les meurtres de militaires et se serait rendu dans les zones troublées pakistano-afghanes.

4h58 : Les corps des victimes de Toulouse arrivent en Israël. L'avion transporte les quatre victimes de la tuerie de Toulouse. A son bord, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, est également présent.

4h51 : Deux policiers sont blessés dans l'opération.

3h00 : Les policiers du Raid lancent une opération dans le quartier de la Croix-Daurade, à Toulouse. Leur cible : un homme qui se revendique d'Al-Qaïda et qui est retranché dans un pavillon.

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