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11h48 : Imad Lahoud "me parle de Nicolas Sarkozy en mai 2004. Les premières lettres arrivent alors chez le juge. C'est Imad qui m'en parle, dans un café à Paris. Et là, je me dis mais "merde quoi"...", raconte Denis Robert, interrogé par Me Metzner, conseil de Dominique de Villepin. "Je me dis que c'est un informateur excellent pour moi. Et le lendemain je vois la lettre anonyme avec les mêmes expressions. Un ami journaliste me la montre. Il l'a récupéré chez un avocat, comme tout le monde". Cette phrase provoque l'hilarité de la salle.
11h10 : L'audience reprend. La présidente annonce que Joël Bouard est exclu des audiences, jusqu'à la fin du procès.
10h58 : Du fond de la salle, Joël Bouard, un "des fous du palais" intervient et coupe la parole à Denis Robert. Il veut parler de... lui. Est-il oui ou non partie civile ?, demande-t-il à la présidente de la Cour. Le ton monte. Trop. Son ami et lui se débattent et manquent d'en venir aux mains avec les gendarmes. Ils sont finalement sortis de la salle. Incident d'audience : la présidente suspend l'audition quelques minutes. Dominique de Villepin et ses avocats quittent la salle.
10h40 : "La moindre de nos auditions (avec les policiers) était transmise à Claude Guéant. Nicolas Sarkozy était accro à cette affaire", assure Denis Robert
10h20 : Imad Lahoud s'agite. Se lève : "là, franchement tu me déçois", lance-t-il à Denis Robert.
10h19 : "Je suis là pour faire la guerre à personne", explique calmement Denis Robert... Puis, il lâche quand même : "Imad Lahoud dit, quand même, tellement de mensonges".
10h11 : Rouge colère, criant presque dans le micro, Imad Lahoud s'avance à la barre et dénonce les propos de Denis Robert qui "vient cracher son venin" sur lui, selon lui.
09h44 : "Imad Lahoud m'a baladé. Pour moi, c'est un escroc qui sait habilement manipuler", insiste encore le journaliste Denis Robert avant de donner un exemple : "Parfois même, il me disait qu'il était menacé de mort avec de tels accents de vérité..."
09h41 : "Je n'ai jamais joué dans ce dossier. Je pense être une victime", martèle Denis Robert, décidément peu tendre pour Imad Lahoud.
09h30 : Aux yeux du journaliste, Imad Lahoud a eu un rôle crucial. "Cette histoire, c'est lui qui la monte. (...) L'objet qu'il est en train de créer le dépasse complètement." "Florian Bourges et moi-même avons servi d'alibi et de chèvres", à Imad Lahoud, insiste Denis Robert, pour qui "le jugement de première instance est insatisfaisant dans la manière dont il décrit la relation" entre le mathématicien Lahoud et l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin.
09h27 : "Imad Lahoud me connaissait très bien", ajoute Denis Robert. Pourquoi le mathématicien voulait-il le rencontrer ? "Il y avait une volonté claire d'Imad d'être mis en contact avec Florian Bourges (...) Je lui ai présenté", répond le journaliste. (Florian Bourges, à l'époque stagiaire auditeur, profite d’une mission chez Clearstream pour détourner une partie des fichiers bancaires de la société luxembourgeoise. En première instance, il a été condamné à trois de prison avec sursis. Il n'a pas fait appel).
09h20 : "J'ai fait ce que je fais toujours : un travail journaliste sérieux. J'ai fait un documentaire et un livre sur Clearstream. Je voulais arrêter", explique Denis Robert. "Mais en 2003, un homme rentre dans ma vie. Il s'appelle Imad Lahoud et là, tout va devenir plus compliqué plus moi."
09h16 : Le journaliste Denis Robert est appelé à la barre. Relaxé en première instance, Denis Robert n'encourt plus aucune sanction pénale. Il est présent à ce second procès car cinq parties civiles ont fait appel contre lui. Il a demandé à être entendu pour pouvoir éclairer la cour sur le scandale Clearstream qu'il a vécu de l'intérieur. Condamné à plusieurs reprises pour avoir diffamé Clearstream, il a récemment été blanchi par la Cour de cassation sur l'ensemble de ces poursuites.
Denis Robert, à son arrivée à l'audience. © EUROPE 1
09h05 : L'audience est ouverte.
08h10 : Lors de l'audience de lundi, Dominique de Villepin, accusé de complicité de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream, s'est largement dédouané sur le général Rondot et le peu d'informations que celui-ci lui aurait transmis, à l'époque des faits. L'ancien Premier ministre a ainsi soutenu : à l'époque des faits, "le général Rondot n'a pas pris la responsabilité de me dire que tout cela (les listings Clearstream) était faux". "Bref, "le ministre que j'étais, n'était pas un expert en Rondot-logie". Entendu aujourd'hui, le général Rondot sera notamment interrogé sur ce point.
08h00 : L'audience ouvrira à 9 heures. Au menu de cette cinquième journée : les auditions du général Rondot et du journaliste Denis Robert. Lié à la DST et à la DGSE, Philippe Rondot a notamment piloté la traque internationale du terroriste Carlos. En 2003, en charge des réseaux islamistes, il demande à Imad Lahoud de se renseigner sur la nébuleuse financière d'Al-Qaeda. Ancien journaliste à Libération, Denis Robert a, lui, écrit en 2001 et 2002 deux livres dénonçant l'opacité de Clearstream, chambre de compensation internationale chargée, à l'origine, de faciliter les transactions financières tout en assurant leur traçabilité. En 2006 il a été mis en examen pour "recel de vol et recel d'abus de confiance". En janvier 2010, il a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, qui jugeait que les poursuites contre lui étaient incompatibles avec la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH) garantissant la liberté d'expression.
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