Un "parrain" corse accusé de racket

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 13 février 2012 à 17h17 Mis à jour le 13 février 2012 à 17h17

Jacques Mariani avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'un nationaliste corse.

Jacques Mariani avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'un nationaliste corse. © Max PPP

Jacques Mariani aurait perçu d'importantes sommes provenant de discothèques du sud de la France.

Il aurait trop joué de la réputation de son père, une figure du banditisme corse. Jacques Mariani, l'héritier du gang de la "Brise de mer", comparaît, à partir de lundi, devant le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir racketté des discothèques du sud de la France, depuis la prison où il était détenu.

Le principal accusé dans cette affaire était déjà connu des services de police : en 2008, il avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'un nationaliste corse. Alors que cet homme de 46 ans est incarcéré à Saint-Maur, dans l'Indre, la police judiciaire de Marseille a repéré d'importants mouvements d'argent sur son compte. De grosses sommes en provenance de boîtes de nuit et d'un restaurant à Aix-en-Provence, ainsi que d'une discothèque d'Oraison, près de Manosque.

289.000 euros en espèces

Après l'ouverture d'une information judiciaire, les enquêteurs ont découvert que l'épouse du détenu, Stéphanie Luciani, avait déposé 289.000 euros en espèces sur un compte bancaire, provenant de la caisse de la Joia, une boîte d'Aix. La gestion de cet établissement était surveillée par un proche de Mariani depuis l'été 2007. Le couple s'est aussi procuré pour 103.000 euros de bijoux auprès d'un célèbre joaillier parisien.

Des écoutes révèlent que, jouant de son patronyme, Jacques Mariani a exercé depuis la prison, au téléphone ou par l'intermédiaire d'émissaires, "des contraintes sur les personnes gérant les établissements" concernés. Ceux-ci auraient consenti à lui verser des rentes mensuelles, "chacun subissant la dictature égocentrée d'un individu prospérant sur la réputation sulfureuse de son père (décédé en 2009 en Corse où il était en cavale après une condamnation, ndlr) et le crédit attaché à ses propres excès", selon l'accusation.

Le principal accusé, connu pour aimer les grosses voitures et les vêtements de marque, pouvait également compter sur Aurélie Merlini, directrice d'une discothèque à Oraison, et surtout fille de Daniel Merlini, un fidèle de la famille. Selon Le Parisien, cette femme était un rouage essentiel dans ce trafic : envoi de mandats, gestion des conflits, etc.

"Ne me faites pas d'entourloupes"

L'accusation évoque "la peur" que cet homme inspire : "quand un voyou demande ce service, on ne refuse pas", confie l'un des plaignants. D'autant que l'intéressé sait se faire menaçant, même à distance: "ne me faites pas d'entourloupes", "où on a vu qu'avec le roi, c'est les valets qui commandent ? Vous l'avez vu jouer au ciné, ça ?", lance-t-il un jour au téléphone, d'après des écoutes versées au dossier.

Beaucoup de plaignants menacés par le racketteur présumé se sont d'ailleurs rétractés. C'est le cas du bijoutier parisien : "Mariani est affectueux, pas méchant, il ne m'a jamais menacé", dira-t-il après avoir initialement qualifié d'anormale l'importante dette que le couple avait contractée auprès de lui.

Au final, onze personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel, principalement pour des délits présumés de travail dissimulé, abus de biens sociaux, emploi fictif, détournement et extorsion de fonds. La défense de Mariani compte plaider la relaxe.

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