Trois de ces policiers ont demandé à être mutés, d'autres sont en repos.
Des "mesures" ont été prises pour protéger les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Grenoble, impliqués dans la fusillade du braquage du casino, a annoncé lundi le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux en marge d'un déplacement au commissariat de Dammarie-les-Lys. La mort du braqueur Karim Boudouda, le 16 juillet, au terme d'une course-poursuite avec la BAC et d'échanges de tirs au pied des barres d'immeubles, a provoqué trois nuits de fortes tensions, dans la capitale des Alpes.
En représailles à la mort du braqueur et à ces affrontements, ces policiers ont, selon Brice Hortefeux, fait l'objet de menaces de mort "totalement indignes et bien réelles". Des mesures de protection ont donc été mises en place, sans que leur nature n’ait été révélée.
Un local municipal incendié
Mais des représailles ont déjà eu lieu. Dans la nuit de lundi à mardi, un local municipal de la ville de Grenoble (et non pas une antenne de la mairie comme cela avait été indiqué) a été incendié dans le quartier de la Villeneuve, théâtre des récentes violences urbaines, selon une source judiciaire.
Ce nouvel incident intervient alors qu'une perquisition visant un bar de la Villeneuve lundi a permis de découvrir une cache d'armes, parmi lesquels des armes de poing et des pistolets mitrailleurs. Le propriétaire du bar s'est présenté à la police en fin d'après-midi lundi et il a été placé en garde à vue. Celle-ci a été prolongée, mardi soir.
Des policiers mutés
Le site Internet LePoint.fr avait révélé qu'une évacuation de plusieurs membres de la BAC de Grenoble sur lesquels un "contrat" a été passé, a eu lieu lundi.
Du côté de la police, on explique que les trois policiers de la BAC de Grenoble impliqués dans la fusillade ont été mutés à leur demande et prendront leurs nouvelles fonctions le 1er août.
Enquête en cours
Une vingtaine de fonctionnaires, sur les 30 que compte cette unité à Grenoble, ont également "accepté d'aller se reposer en famille" pour "prendre du recul par rapport à (...) ces menaces". Des renforts venus de Marseille, Lyon et Saint-Etienne ont pris la relève.
La police judiciaire de Lyon a été saisie de l'enquête. Une information judiciaire pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée" a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon.
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