Traité européen : pour y voir plus clair

Par Charles Carrasco

Publié le 18 septembre 2012 à 19h22 Mis à jour le 19 septembre 2012 à 07h22

Angela Merkel et François Hollande à Berlin, le 15 mai 2012.

Angela Merkel et François Hollande à Berlin, le 15 mai 2012. © Reuters

KÉZACO - Les ministres se penchent mercredi sur le projet de loi relatif au pacte budgétaire.

Le projet de loi organique relatif au traité budgétaire européen est présenté mercredi en Conseil des ministres. Si certains économistes et politiques vilipendent ce texte pour sa rigueur "drastique", il contient des instruments de souplesse. Explications.

• LE TSCG ça veut dire quoi ? Le pacte budgétaire européen ou traité européen ou traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) c'est la même chose. Pour l'appliquer dans le droit français, un projet de loi organique relative au pilotage des finances publiques a été conçu. Dans la hiérarchie des normes, une loi organique est placée au dessous de la Constitution mais au-dessus des lois ordinaires.

Bercy, ministère de l'Economie

Bercy, ministère de l'Economie

• Une rigueur budgétaire… La philosophie générale de ce texte institue le retour à l'équilibre des finances publiques et impose aux Etats de se discipliner. Il a été signé le 2 mars à Bruxelles par l'ancien président, Nicolas Sarkozy. Concrètement, l'article 3 oblige les signataires à maintenir le déficit à un maximum de 0,5% du produit intérieur brut (PIB). Cette règle, communément appelée "la règle d'or" que la France n'a pas constitutionnalisé, doit prendre effet dans le droit français au plus tard un an après l'entrée en vigueur du traité.

>>> A lire : Impôts, emploi : les ajustements de Hollande

...mais de la souplesse… Les Etats auront à leur disposition des instruments qui leur permettront de desserrer l'étau de l'austérité. Tout d'abord, en cas de dérapage économique –comme une récession-, ils auront la possibilité de déroger à leur trajectoire de redressement budgétaire. Le plafond du déficit pourrait être relevé à 1% du PIB si leur endettement public reste inférieur à 60%. Enfin, François Hollande, qui refusait en l'état le traité signé par son prédécesseur, a obtenu un volet "croissance" de 120 milliards sur trois ans. Il se décline sous la forme de fonds déployés aux régions les moins prospères, de prêts supplémentaires de la Banque européenne d'investissement (BEI) et des "project bonds", des emprunts pour financer des projets concrets (infrastructures, recherche, etc.)

>>> A lire : La zone euro se dote d'un pacte de croissance

L'application en France. Les lois de programmation des finances publiques fixent pour les trois prochaines années la trajectoire française. Les crédits du budget général de l'Etat, des dotations à l'Europe, aux collectivités mais aussi des dépenses sociales seront plafonnés, précise Le Monde mercredi. Les régimes obligatoires de base de la Sécurité sociale et leurs branches maladie auront également des objectifs bien précis de réduction de leurs dépenses. Enfin, un Haut conseil des finances publiques, placé sous l'autorité de la Cour des Comptes, va être créé. Il aura la possibilité de déclencher un mécanisme de correction en cas de dérapage.

© MAXPPP

PS et UMP favorables à ce texte. Le projet de loi de ratification du TSCG ainsi que le projet de loi organique sur le pilotage des finances publiques doivent être examinés à partir du 2 octobre à l'Assemblée. C'est à gauche que le débat est le plus virulent. Le PS est majoritairement pour mais l'aile gauche est opposée tout comme une partie des écologistes. Le Front de gauche milite activement pour un référendum sur la question. A droite, l'UMP est favorable à ce texte signé par Nicolas Sarkozy. Le Front national est opposé à ce traité.

>>> A lire :"Dans la majorité, il faut serrer les rangs" et à lire aussi : L'Europe divise (à nouveau) la gauche

  • a a
6

Et aussi

Ajouter un commentaire

Votre commnentaire a bien été envoyé, vous allez recevoir un email de confirmation

Message d'erreur

    En ce moment sur Europe 1

    Le flash économie
    1. 19h07

      Spanghero : crainte pour 240 emplois

    2. 18h29

      Les comptes de l'Unédic vont se dégrader

    3. 18h19

      Vente du Printemps : la justice saisie

    4. 17h06

      Doux : la période d'observation prolongée

    5. 16h52

      Virgin : l'examen des offres repoussé

    6. 16h48

      Le FMI exprime sa "confiance" à Lagarde

    7. 16h34

      Portage salarial : feu vert à la réglementation

    8. 15h19

      PSA-Aulnay : une seule équipe dès le 10 juin

    9. 13h37

      Ayrault : 20.000 emplois d'avenir signés

    10. 10h31

      Gaz : "les prix n'augmenteront pas" (Mestrallet)

    1. 10h21

      Ententes illégales: Fnac et Ticketnet assignés

    2. 08h45

      "Un manque de compétitivité énergétique en Europe" (Mestrallet)

    3. 08h39

      Sapin : ne pas "grignoter le repos dominical"

    4. 07h47

      Nissan rappelle 841.000 véhicules

    5. 07h17

      Paris : les radars feux rouges cartonnent

    6. Hier

      Fiscalité : l’Irlande ne veut pas trinquer

    7. Hier

      France : création d'un label pour les PME

    8. Hier

      Livret A : la collecte nette augmente

    9. Hier

      Bangladesh-France : un accord sur la sécurité

    10. Hier

      Système U se lance dans les livres en ligne

    1. Hier

      PSA : vers une négociation sur la compétitivité

    2. Hier

      Pfizer veut céder sa part dans Zoetis

    3. Hier

      Arras : liquidation de l'usine Fraisnor

    4. Hier

      Roux de Bézieux: "on est dans le brouillard complet"

    5. Hier

      Réquisitions : chiffre "caricatural" (Duflot)

    6. Hier

      PSA va fermer "rapidement" le site de Meudon

    7. Hier

      Urssaf : redressements record pour 2012

    8. Hier

      Urssaf : nouveau record pour les redressements

    9. Hier

      TGV Nord : le samedi à 20 euros

    10. Hier

      Doux : Didier Calmels sur les rangs

    1. Hier

      H&M envisage de produire en Afrique

    2. Hier

      Algérie : 1e centrale nucléaire en 2025

    3. Hier

      BPI : Ségolène Royal recadre le directeur

    4. Hier

      2012 : 8.000 foyers ont payé 100% d'impôts

    5. Hier

      LVMH a bien étudié une "prise" d'Hermès

    6. Hier

      108 postes supprimés à "Maison de Valérie"

    7. Hier

      Spanghero : 2 projets de reprise déposés

    8. Hier

      Virgin : retrait du principal repreneur

    9. Hier

      Chypre : la croissance en 2015 (FMI)

    10. Hier

      Fin de la grève à l'usine PSA Aulnay

    1. Hier

      BCE : la "détente" des taux persiste

    2. Hier

      UE: Bruxelles salue l'engagement de Hollande

    3. Hier

      Le CAC 40 dépasse les 4.000 points

    4. Hier

      Toulouse: Sanofi "accepte" le rapport

    5. Hier

      Chine : le salaire moyen a grimpé de 17%

    6. Hier

      Sanofi Toulouse: emplois gardés (rapport)

    7. Hier

      UE: 1e hausse des ventes auto depuis 2011

    8. Hier

      Moscovici : une légère croissance en 2013

    9. Hier

      La Chine, fournisseur de produits dangereux

    10. Hier

      Virgin de Marseille : Cultura dépose une offre

    Europe 1 sur les réseaux sociaux
    L'édito économique
    Facebook et Twitter : de la place pour deux

    Facebook et Twitter : de la place pour deux

    Un adolescent américain sur quatre est sur Twitter et neuf sur dix sont sur Facebook. Ce qui indique que les réseaux sociaux ne sont pas concurrentiels mais complémentaires.

    Europe 1 Vidéos

    Pour retrouver les vidéos d'Europe1, cliquez ici

    Humour, politique, culture, sport, économie, découvrez toutes les vidéos d'Europe1.

    Toutes les vidéosVidéos les plus vues