Petroplus : les propositions de Sarkozy

Par MS avec AFP

Publié le 24 février 2012 à 17h33 Mis à jour le 24 février 2012 à 17h33

Nicolas Sarkozy s'est exprimé vendredi devant les 550 salariés de la raffinerie de Petit-Couronne. Le président-candidat a annoncé un accord entre Pétroplus et Shell.

Nicolas Sarkozy s'est exprimé vendredi devant les 550 salariés de la raffinerie de Petit-Couronne. Le président-candidat a annoncé un accord entre Pétroplus et Shell. © REUTERS

Le président-candidat a annoncé aux salariés que leur travail allait reprendre temporairement.

Nicolas Sarkozy s’est rendu vendredi matin au chevet des salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Le chef de l’Etat en campagne pour la présidentielle a annoncé un accord pour une reprise temporaire du travail, alors que le site est menacé de fermeture. Europe1.fr fait le point sur les propositions du président-candidat.

Un accord entre Petroplus et Shell. Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi aux 550 salariés du site que Petroplus avait signé un accord jeudi soir avec l’ancien propriétaire du site, Shell, pour un redémarrage de l’activité de la raffinerie.

Le signataire Shell se toutefois fait discret dans cette affaire et ne s’est pas exprimé sur le sujet.

Une solution temporaire. Le contrat de façonnage doit permettre à la raffinerie de distiller du pétrole brut appartenant à Shell, pour lui fournir de l'essence et du gasoil. Cet accord était en discussion depuis quelque temps. Le chef de l’Etat a précisé que cet accord donnera du travail pendant six mois à la plus ancienne raffinerie de France.

Le président-candidat a convenu que cela ne constituait pas une solution définitive : "je ne dis pas que ça sauve la raffinerie mais ça donne du boulot pour six mois". Mais "s'il n'y avait pas ce contrat de processing, la raffinerie c'était fini", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Le travail ne va pas reprendre tout de suite. Les salariés devront être encore patients. Car avant la reprise de l’activité, deux mois de travaux vont être nécessaires pour remettre en état de marche la raffinerie. Coût de l’opération évalué à 50 millions d'euros.

Mais le président-candidat s’est voulu rassurant : "les administrateurs judiciaires m'ont confirmé que, hier, sont arrivés les vingt premiers millions d'euros venant de l'Etat". Dix millions de plus seront débloqués sous forme d'avance sur les quotas CO2 et 20 millions seront fournis par Shell comme avance de trésorerie.

Quel avenir pour le site de Petit-Couronne ? Nicolas Sarkozy a dévoilé aux salariés qu’une proposition de loi sera discutée le 28 février au Parlement pour donner une base juridique au maintien dans la raffinerie de stocks de pétrole brut, représentant environ 200 millions d'euros. "Je pense que d'ici à la mi-mars ce sera réglé", a estimé le chef de l’Etat. "Cela permettra aux administrateurs judiciaires de négocier avec les créanciers qui avaient des droits sur le stock, pour que le stock reste à l'intérieur de l'entreprise", a-t-il expliqué.

Ensuite, il restera à trouver un repreneur. Le gouvernement veut que ce soit un industriel, a-t-il souligné. Le président a fait état de "trois ou quatre groupes intéressés". Il a précisé que l'Etat modulerait les conditions faites au futur repreneur éventuel selon sa nature : "on fera plus si c'est un repreneur industriel sérieux, qui veut investir dans l'outil. On fera moins si c'est un financier".

Enfin, le candidat à la présidentielle a précisé qu'un petit groupe de suivi serait constitué avec l'intersyndicale de Petit-Couronne, de façon à ce que les salariés puissent avoir en temps réel connaissance des dossiers des repreneurs éventuels.

Des avancées saluées. Un représentant de la CGT, Nicolas Vincent, a salué au nom de l'intersyndicale la signature du contrat de façonnage avec Shell, "qui était dans l'air du temps". Il a salué la proposition de loi sur les stocks, "trésor de guerre" des salariés de la raffinerie, mais précisé qu'il s'agissait en fait d'une proposition de l'intersyndicale. "Il faut rendre à César ce qui appartient à César", a-t-il dit.

Les syndicats ne voient eux-aussi là qu'une première étape à transformer en trouvant un repreneur définitif. "Nous, ce qu'on veut vraiment, c'est un pétrolier", souligne Fabrice Denoyelle, délégué CGT.

La raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 550 personnes, est à l'arrêt depuis début janvier, peu après le gel par les banques des lignes de crédit de la maison mère Petroplus. Elle a été rachetée par le groupe en mars 2008. Le tribunal de commerce de Rouen a placé fin janvier la raffinerie en redressement judiciaire pour une période de six mois. Le site reste toutefois menacé de fermeture.

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