Jean-Pierre Mercier, le leader CGT à l'usine PSA d'Aulnay-sous-bois invité mercredi d'Europe 1, a estimé qu’un scénario n’avait pas été envisagé pour régler les difficultés financières du constructeur automobile français qui a annoncé un plan massif de suppression d'emplois : "que la famille Peugeot, que l’ensemble des actionnaires, en demandent moins". Il faut "demander des sacrifices aux actionnaires", a-t-il estimé.
Alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a demandé à rencontrer la famille Peugeot, qui reste actionnaire majoritaire du groupe, Jean-Pierre Mercier a confié, dans un demi-sourire : "on a très peu de contacts avec M. Varin mais avec la famille Peugeot… On ne les voit jamais. Par contre, on sait qu’ils sont en Suisse, qu’ils ont placé leur fortune en Suisse. Ce sont des vrais, vrais exploiteurs", a-t-il insisté.
Jean-Pierre Mercier a confié qu’Arnaud Montebourg, qui a reçu les syndicats concernés mardi, avait indiqué "qu’il voulait limiter la casse, limiter les dégâts, limiter le plan social. Pour nous, de toute façon, le moindre licenciement sera inacceptable, la moindre suppression d’emploi sera inacceptable. Ce n’est pas possible qu’un groupe aussi milliardaire, aussi multimilliardaire, aussi riche que Peugeot, puisse envisager en pleine crise économique de supprimer le moindre poste".
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