Venus manifester, les salariés du site d’Aunay-sous-Bois se sont vus refuser l’entrée.
"C’est pas normal ! Regardez-moi, je ne suis là qu’avec un drapeau, qu’est-ce que je peux leur faire avec un drapeau ?" Le ton est monté d’un cran mardi matin devant le Salon de l’automobile, où les salariés du groupe PSA, inquiets pour leur avenir, étaient venus manifester. Mais l’entrée leur a été refusée par les gendarmes mobiles déployés qui ont usé de gaz lacrymogène.
Les PSA tentent de médiatiser leur sort
Les manifestants étaient donc issus des rangs des groupes PSA et Renault, mais pas seulement. Des salariés d'autres groupes connaissant ou ayant connu des difficultés, comme Faurecia, ArcelorMittal, Goodyear, Continental, mais aussi 3 Suisses, Fralib, et Samsonite, se sont également joints au mouvement.
Mais, comme le candidat du NPA à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, ils n’ont pu entrer dans le salon où est exposé "le produit de l'exploitation de plusieurs années de travail", dixit délégué de la CGT de PSA Aulnay.
"Aujourd’hui, on n’a rien à perdre. Ils sont en train de nous gazer ? Ça ne sert à rien", s’est insurgé l’un des manifestants :
Malgré leurs protestations, aucun manifestant n’a réussi à entrer mais l’un de leurs objectifs a été atteint : rester dans le champ des caméras des journalistes pour ne pas être oubliés de l’actualité.
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