L'avenir du groupe Doux s'écrit mercredi

Par AW avec agences

Publié le 31 juillet 2012 à 17h25 Mis à jour le 7 août 2012 à 11h19

Charles Doux, le PDG du groupe.

Charles Doux, le PDG du groupe. © MAXPPP

Le tribunal de Quimper doit trancher entre le plan de continuation et des offres de reprise.

Le sort du volailler Doux est suspendu à la décision du tribunal de commerce de Quimper qui doit trancher mercredi entre le plan de continuation du PDG et plusieurs offres de reprise.

Des milliers d'emplois en jeu

En jeu, plusieurs milliers d'emplois : ceux des 3.400 salariés en CDI chez Doux ainsi que plusieurs centaines de CDD mais aussi quelque 800 éleveurs et encore 2.000 personnes employées par des sociétés de transport travaillant pour le groupe, sans compter les très nombreux sous-traitants.

Cependant, plutôt que de trancher dès mercredi, le tribunal de commerce pourrait décider de prolonger la période d'observation, le temps de permettre au PDG Charles Doux de finaliser son plan de continuation, ce qu'il n'avait pas fait lors de l'audience, vendredi dernier. Quatorze offres ainsi que les grandes lignes de ce plan de continuation ont alors été examinées.

Dans ce plan, la banque britannique Barclays, qui convertirait en capital sa créance de 140 millions d'euros, deviendrait majoritaire dans le capital du groupe, jusqu'à présent contrôlé à 80% par la famille Doux.

Le profil de certains repreneurs fait craindre un dépeçage

En dehors de ce plan, la grande majorité des offres de reprise ont été déposées par des repreneurs intéressés par des entités spécifiques du groupe Doux et impliquent donc son dépeçage. La plus complète de ces offres est celle qui émane du consortium Sofiprotéol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales.

A ces principales solutions, qui se traduiront au minimum par plusieurs centaines d'emplois supprimés, les salariés penchent majoritairement pour l'offre Sofiprotéol tandis que le plan Doux a la préférence des transporteurs et des éleveurs.

De son côté, le gouvernement a fait savoir qu'il n'y aurait pas d'argent public sans "contreparties réelles sur l'emploi" et sans "vrai projet industriel".

  • a a
2

Et aussi

Ajouter un commentaire

Votre commnentaire a bien été envoyé, vous allez recevoir un email de confirmation

Message d'erreur

    En ce moment sur Europe 1

    Le flash économie
    1. Hier

      Une élève récolte 12.000 signatures contre la dissection

    2. Hier

      Emploi : l’État devrait débloquer un milliard

    3. Hier

      Conf. sociale : "écouter les propositions alternatives" (Lepaon)

    4. Hier

      Airbus : livraison fin 2014 pour l'A350

    5. Hier

      Paradis fiscaux : Bercy accentue la pression

    6. Hier

      Airbus : une commande énorme de Singapour

    7. Hier

      Fret : Bruxelles soupçonne des ententes

    8. Hier

      Bourse : le CAC 40 devient le CAC 41

    9. Hier

      Le laboratoire danois Lundbeck à l'amende

    10. Hier

      FDJ : le Rapido totalement supprimé en 2014

    1. Hier

      Un million d'annonceurs actifs sur Facebook

    2. Hier

      GM n'investira pas davantage dans PSA

    3. Hier

      Soldes d'été : les Français moins motivés

    4. Hier

      Chrysler va rappeler 2,7 millions de Jeep

    5. Hier

      L'électricité au gaz de houille subventionnée

    6. Hier

      Huawei présente le smartphone le plus fin au monde

    7. Hier

      Fraude fiscale : "plusieurs noms intéressants"

    8. Hier

      Google sommé de s'expliquer sur ses lunettes

    9. Hier

      Française de mécanique supprime 830 postes

    10. Hier

      La Fnac ferme ses portes à Aubervilliers

    1. Hier

      Fraude fiscale : "Il y a un ancien ministre"

    2. Hier

      Fnac : l'entrée en bourse approuvée

    3. Hier

      Retraites: Olli Rehn a confiance en la France

    4. Hier

      Fraude fiscale : le G8 s'engage sur l'échange d'informations

    5. Hier

      Emprunts "toxiques" : l’État crée un fonds

    6. Hier

      Spanghero : un projet de reprise du fondateur

    7. Hier

      Fonctionnaires : le salaire gelé en 2014

    8. Hier

      Une commande de 135 Airbus pour easyJet

    9. Hier

      Moscovici défend le maintien de Richard

    10. Hier

      Les immatriculations de voitures en baisse

    Europe 1 sur les réseaux sociaux
    L'édito économique
    Les automobiles ne se vendent plus

    Les automobiles ne se vendent plus

    Le marché de l'automobile a encore reculé de 6% en Europe. L'association européenne des constructeurs prévoit de mauvais chiffres jusqu'à la fin de la décennie.

    Europe 1 Vidéos

    Pour retrouver les vidéos d'Europe1, cliquez ici

    Humour, politique, culture, sport, économie, découvrez toutes les vidéos d'Europe1.

    Toutes les vidéosVidéos les plus vues