Le président de l'Autorité des marchés financiers a qualifié samedi de "signal politique fort" l'ouverture d'une enquête par l'AMF après la bourde de l'agence de notation Standard & Poor's, qui a annoncé par erreur jeudi que la France avait perdu son précieux "triple A".
"L'ouverture de cette enquête a avant tout valeur de signal politique fort", a déclaré Jean-Pierre Jouyet dans une interview au journal La Figaro parue samedi. Pour le gendarme français des marchés, il s'agit de "montrer la détermination des autorités publiques de ce pays", même si "techniquement, l'enquête s'annonce extrêmement difficile", a-t-il expliqué.
L'erreur de S&P "peut avoir affecté les marchés obligataires, qui sont les plus profonds, les plus internationaux et les plus complexes à analyser", a-t-il souligné. Jean-Pierre Jouyet a également plaidé pour que "les régulateurs aient les moyens de surveiller les marchés concernés", jugeant "nécessaire" une modification des règles du jeu. "Trop de retard a été pris (dans cette réforme, ndlr), et je le regrette", a-t-il ajouté.
Il a estimé que la réforme devait être menée, "mais en ayant conscience que son objectif n'est pas que l'Europe se passe de la notation".
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