Le groupe Unilever, propriétaire de la marque de tisane Elephant, refuse d'entrer dans le jeu du gouvernement. Le directeur général du groupe, Paul Polman, exclut de céder la marque Eléphant et de faire travailler en sous-traitance la société que les salariés de l'usine de Géménos, dans les Bouches-du-Rhône, fermée par le groupe anglo-néerlandais, souhaitent monter.
"Il n'est pas question de céder la marque Eléphant ou de sous-traiter des volumes", a prévenu Paul Polman dans un entretien au Figaro de lundi. Ces deux conditions sont jugées essentielles par les ex-salariés du site marseillais pour assurer la viabilité de leur future société, mais refusée avec constance depuis le début par les dirigeants français du groupe.
Cette mise au point sans ambiguïté de Paul Polman --"on ne fera pas plus", assure-t-il par ailleurs dans l'interview-- intervient à quelque jour de la réception à l'Elysée d'une délégation de salariés de Gémenos, le 31 août. Pour le directeur général d'Unilever, "nous sommes maintenant arrivés à une solution responsable". "Nous avons montré pendant deux ans une véritable ouverture au dialogue. Le plan social a été validé par les tribunaux, nous avons offert à tous les salariés la possibilité de travailler sur l'un de nos autres sites en France aux mêmes conditions et nous avons cédé pour un euro symbolique des machines. Je suis convaincu que nous sommes allés bien au delà de nos obligations légales, cela a coûté très cher", souligne-t-il.
Et ce dernier de conclure : "c'est très clair, le dossier est clos", avant de lancer à l'adresse du gouvernement: "si la France ne respecte pas ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France".
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