Les mesures du plan de soutien sont dévoilées. Le bonus est renforcé pour l'électrique et l'hybride.
Les premières pièces du plan de soutien à l'automobile commencent à être dévoilées. Et comme prévu, le bonus écologique va être renforcé. Celui-ci va en effet passer à 7.000 euros, contre 5.000 euros aujourd'hui pour les véhicules électriques, et à 4.000 euros contre 2.000 euros pour les hybrides, selon un document obtenu par l'AFP. Les autres bonus pour les véhicules faiblement émetteurs de CO2 dont les hybrides seront également augmentés de 100 ou 150 euros.
Une manière d'aider Renault par exemple, qui va sortir trois voitures 100% électriques avant la fin de l'année, ainsi que son usine et ses employés du site de Flins, qui produiront des véhicules électriques. Mais aussi Peugeot, très en pointe sur l'hybride diesel, ou encore des groupes comme Heuliez, Bolloré ou le japonais qui produit en France : Toyota.
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Villes : l'État achètera exclusivement des électriques
Ce plan doit être détaillé mercredi en conseil des ministres. Selon les informations obtenues par l'AFP, le gouvernement prévoit également de ne plus acheter que des véhicules "à usage urbain" électriques. De manière globale, "l’État sera exemplaire: 25% des nouveaux véhicules seront électriques ou hybrides", précise le document.
"L'implantation de bornes de recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables, essentielle à leur déploiement, sera accélérée", poursuit également le gouvernement, qui veut aussi promouvoir "l'industrie de la déconstruction et du recyclage qui ouvre des perspectives de création d'emploi importantes".
Centaines de millions de crédits publics
Côté production automobile, le projet prévoit des facilités de financement pour les équipementiers et constructeurs en difficulté, et de réorienter des investissements déjà prévus vers la recherche et développement (R&D). Au total, 350 millions d'euros de crédits "d'investissements d'avenir" seront "réorientés" pour aider les constructeurs à innover, ainsi que des aides pour les sous-traitants et les distributeurs.
Cette somme proviendra du "programme d'investissements d'avenir" et sera déployée "en lien avec les pôles de compétitivité, la banque publique d'investissement, la Banque européenne d'investissement et l'Union européenne". Le crédit d'impôt recherche sera également "pérennisé et mieux rendu accessible aux PME", et un "institut de recherche technologique dédié à l'automobile sera lancé avant fin 2012", ajoute le document.
Concernant les sous-traitants, la banque des PME Oseo devrait mobiliser 150 millions d'euros pour "soutenir leur trésorerie", et ils pourront "solliciter plus de 450 millions d'euros de financement dédiés à la modernisation des sites et l'investissement industriel". Enfin les PME sous-traitantes "stratégiques" auront à leur disposition 260 millions d'euros de crédit disponible immédiatement pour leur développement auprès du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, qui sera prolongé.
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Campagne de communication valorisant le "made in France"
Arnaud Montebourg devrait annoncer le lancement prochain d'une vaste campagne de communication valorisant le "made in France". Le but : faire comprendre au consommateur qu'acheter une voiture française sauve de l'emploi en France.
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Enfin, la France va demander à l'Union européenne de mettre "sous surveillance" l'accord de libre échange qui lie la zone à la Corée du Sud pour "défendre les intérêts de l'industrie automobile française". L'Union européenne et la Corée du Sud ont signé en octobre 2010 un accord de libre-échange, dont la Commission européenne assure qu'il a favorisé les exportations dans le secteur automobile. Un tel accord est également en négociation avec le Japon, et fait lui aussi grincer des dents dans l'automobile.
"Le PS est schizophrène"
"Ce plan sera décevant s'il ne s'attaque pas au vrai sujet qui est la baisse du coût du travail", a taclé la députée UMP des Yvelines et ancienne ministre du Budget, Valérie Pécresse. "Il faut prendre des mesures courageuses et audacieuses, faire l'impasse sur la baisse du coût du travail aujourd'hui, c'est criminel", a-t-elle insisté sur RTL. Interrogée sur le renforcement du bonus écologique pour les voitures "propres" prévu dans le plan gouvernemental, Valérie Pécresse y a vu "une prolongation bienvenue de ce que nous avions lancé avec Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy". Toutefois, a-t-elle ajouté, "il faudra certainement prolonger d'autres mesures des plans que nous avions lancés", citant les investissements d'avenir et les crédits impôt-recherche. Le PS, a-t-elle relevé au passage, a refusé à l'époque de voter ces mesures qu'"aujourd'hui, il se réapproprie".
Quant à la prime à la casse rejetée par le gouvernement, elle avait eu le mérite de soutenir "la demande automobile en France", a souligné Valérie Pécresse. "Les socialistes sont schizophrènes", a-t-elle accusé. "Ils sont alliés, notamment dans les exécutifs régionaux avec des Verts, qui font tout pour détricoter des investissements routiers et pour dissuader les Français d'acheter des voitures individuelles". "Je demande aux socialistes de dire clairement que la voiture fait partie de l'industrie française, de la culture française, de la liberté d'aller et de venir et qu'on peut effectivement encourager les Français à acheter des voitures"
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